Zaara: “J’ai l’autorisation de mon homme”

Azara Ouedraogo était plus connue comme danseuse, aujourd’hui elle se lance dans une carrière de musicienne en mettant sur le marché son premier opus nommé « Nèkré » (le réveil). Zaara nous a accordé un entretient dans lequel elle se livre.

Présentez-vous à nos lecteurs.

Je suis Zaara artiste chanteuse, à l’état civil c’est
Ouédraogo Azaara.

Avant
d’entamer une carrière musicale, vous étiez danseuse,aujourd’hui artiste
chanteuse, comment s’est fait cette transition ?

La musique pour moi c’est une passion, toute
petite déjà j’aimais chanter. J’ai décidé de chanter en 2018, par ce que c’est
la seule manière pour moi de m’exprimer véritablement, de transmettre des messages
à mes jeunes frères et sœur

Parlez-nous
de vos débuts dans la musique 

Ça se passe bien pour un début vu que  j’avais été par le passé en contact avec le
monde de la musique avant de devenir ce que je suis. Au départ j’étais danseuse
et je fréquentais déjà ce milieu. Partout où je vais-je suis bien accueilli, je
peux dire que ça se passe bien pour moi.

C’est
quoi le genre musical de Zaara ?

J’évolue dans l’afro beat, et le Tradi-Moderne

Parlez-nous
de votre album

Je suis à mon premier album, un album de 6 titres
baptisé ’’ NèKré’’ Qui signifie le réveil en langue Mooré par ce que j’ai arrêté
la danse il ya de cela  plus de 20 ans, j’avais
marqué une pause  et j’ai réalisé plus
tard que je dormais sur ma carrière et comme j’ai décidé de reprendre les
choses en main, j’ai baptisé l’album nékré.

De
quoi parlent essentiellement vos chansons ?

Mes chansons traitent de l’actualité, elles parlent
de mariage, de divorce et d’espoir. Par ce que c’est ce que nous vivons au
quotidien et j’ai donc voulu attiré l’attention des gens sur ces maux

Comment
appréhendez-vous le milieu du show-biz, surtout que nous savons que ce n’est
pas toujours aisé et qu’il faut d’une certaine manière payer le prix pour avoir
la gloire ?

Personnellement je n’ai pas de problème, en venant
dans la musique je savais ce que je voulais, je suis toujours bien reçu partout
où je vais que ce soit avec les animateurs, les promoteurs de festivals, mes
collègues artistes…

Lorsque j’approche des gens pour de l’aide, ceux
qui peuvent m’aider le font et nos relations sont purement professionnelles.

Comment
faites-vous pour joindre les bouts entre la vie de couple et le travail?

J’ai l’autorisation de mon homme, c’est vrai que
le milieu du showbiz est compliqué pour nous les femmes mais si vous avez la
confiance et le soutien de votre mari, c’est suffisant.

Parlez-nous
de vos projets !

je suis en studio pour l’enregistrement de mon
second album qui verra certainement je jour en fin 2020 si tout va bien

Quels
conseils pouvez-vous donner à vos jeunes sœurs qui aimeraient suivre vos
traces ?

Je leur dirais de croire en elles et surtout
d’avoir confiance en leur capacité. Car quand on a confiance en ce que nous
faisons cela amènera également les gens à nous accepter et que ce ne sont pas
les difficultés qui manquent, d’ailleurs c’est elles qui nous forgent

Votre mot de
fin !

Je salue tous ceux qui aiment ma musique et qui me soutiennent, et je remercie aussi toutes les personnes qui œuvrent à promouvoir la musique burkinabè.

Assétou Compaoré




Garnett à propos des kundé 2017: “considéré le Jury comme une sorte de CENI”

A quelques jours de la tenue des kunde 2018, notre équipe a rencontré Bationo Tahirou alias Garnett, président du jury de l’édition précédente. Si Pendant un an il a refusé de commenter les résultats de l’édition précédente, à quelques jour de la prochaine célébration il brise le silence.

Radio Burkindi (RB): Comment se porte le président du Jury des Kundé 2017

Tahirou Bationo alias Garnett : (TB) Rires… je me porte bien même si je n’aime pas le terme « président du Jury » je préfère plutôt « porte-parole » du Jury.

RB : un an après la tenue de l’édition 2017 avec du recul comment l’avez-vous vécu

TB : Ca été une très belle expérience pour moi parce que je participais à une belle aventure aux coté d’homme exceptionnel de notre culture. Aussi ca m’as permis de comprendre le fonctionnement des kundé.

RB : On vous a reproché votre jeunesse pour une cérémonie comme les kundé

TB : Je ne sais pas ce qu’on entend par très jeune. Le Jury était composé de 5 personnes et non pas des moindres. Si on estime que des personnes comme Sam Etienne Zongo, Boukary Zoanga sont jeunes alors laissons les commentaires se déchainer.

RB : Le jury a été beaucoup critiqué sur le choix d’Imilo comme Kundé d’ OR. Un an après est-ce que vous avez des regrets ?

TB : Pas du tout si c’était à refaire dans les mêmes conditions le choix ne serait pas différents. Ce qu’il faut dire c’est que le Jury se charge de la compilation des votes des acteurs culturels. Apres cela le Jury veille aux respects des critères dans chaque catégorie et valide les résultats. Il faut un peu voir le Jury comme une sorte de CENI (Commission électorale nationale indépendante). Le Jury à travailler en âme et conscience et assume le résultat.

RB : Que dite-vous à ceux qui pensent que le jury est influencé par le Commissariat des kundé.

TB : Alors je dois dire que l’année dernière le commissariat nous a laissé orphelins (rires…) Sérieusement, nous avons eu affaire au commissariat du jury seulement le premier jour juste présenter l’équipe. Apres ce jour nous avons rencontré l’équipe des Kundé seulement à la soirée des Kundé.  Je pense qu’il faut arrêter de raconter des choses qu’on ignore.

RB : Pour finir nous sommes à quelques jours de la cérémonie des kundé 2018. Don Sharp, Hawa Boussim, et Habibou Sawadogo sont en lice pour le sacre suprême. Qu’en pensez-vous ?

TB : RAS. Ils ont étés choisit, et je leur souhaite bonne chance. Chaque artiste à ses forces et ses faiblesses et c’est ce qui fait la beauté de notre Showbiz.

 

 




Serge Ekra: voici pourquoi je suis partit de Ouaga FM !

Il était l’un des journalistes les plus célèbre de Ouaga FM. Contre toute attente, pour les auditeurs ,Serge Ekra a quitté la radio . Dan cet entretient il revient sur son départ de Ouaga FM mais aussi sur les préparatifs de la 4e édition des Madigo dont il est le promoteur. 

Radio Burkindi : comment se porte Serges Ekra après son départ de Ouaga FM ?

Serge Ekra : Serge Ekra se porte bien. Serge Ekra occupe d’autres fonctions de responsable à la Communication de certaines structures

RB : Peut tu nous-parlez de ton départ de Ouaga fm?

SE : Oui pourquoi pas. Je suis parti de façon libre. Vous savez à un certain moment de la vie quand on est conscient qu’on ne peut plus rien apporter quelque part c’est mieux de céder la place aux plus jeunes en leur donnant aussi l’occasion de s’éclore. Et surtout quand on ne se sent plus à l’aise dans un service autant aller ailleurs. Surtout quand on est sollicité pour d’autres aventures pourquoi pas?

RB : Doit-ont comprendre qu’on vous pousser à partir?

Serge Ekra : Non. Personne ne m’a poussé à partir de là. Mais moi je ne me sentais plus à l’aise. J’ai quand même passé 3 ans de ma carrière journalistique à travailler pour cette radio. Souvent il faut savoir partir au bon moment pour garder une bonne image. Vous comprenez?

RB : Ok. Qu’est ce qui occupe le temps de Serges Ekra en ce moment?

SE : Alors, l’Union des Ressortissants de Côte d’Ivoire au Burkina – URECIB – ou alors la communauté Ivoirienne du Burkina par la voix de son Président m’a appelé pour gérer le secrétariat à la Communication et à l’Information. Aussi je me consacre à SADELCOM qui ma structure. Voilà un peu mon quotidien. J’assure également la Communication de la COPTAC BF  une structure qui fait la promotion de l’amitié Ivoiro Burkinabè

RB : On voit que ton emploi du temps est bien remplit et que devient les madigo dans tout ça?

SE : Rire on peut le dire. Plus chargé qu’à OUAGA FM en tout cas. Les MADIGO se portent bien. Nous sommes en plein dans l’organisation de la 4è édition qui aura finalement lieu le 18 octobre à Ouagadougou.

RB : Peu tu nous en dire plus sur cette 4e Edition?

SE : Oui. Il faut reconnaître que cette année les choses sont relativement difficiles compte tenue  de la crise économique qui frappe le pays. Les partenaires ne réagissent pas vraiment. Mais bon après quatre ans je pense que mon équipe et moi avons réussi à avoir des acquis donc on tiendra l’édition quand même.

RB : Quel seront les innovations de cette édition?

SE : Alors cette année nous sommes passés à 12 prix au lieu de 11 comme aux éditions précédentes. Au regard de certaines critiques et suggestions nous avons ajouté le prix du Meilleur producteur Discographique qu’on combinait avec celui du meilleur producteur cinématographique. Cette année nous avons initié le prix “YOUSSEF OUEDRAOGO” du journaliste ou animateur qui se sera intéressé à la présente édition. Et le prix du meilleur manger portera le nom de Aubin Degny MADIGO 2015 qui est malheureusement décédé cette année en Espagne.

RB : Peux-tu nous parler du plateau artistique?

SE : Alors à cette cérémonie nous aurons Princesse Hulda, Fely’S, La Jaguar, Bibish Sérénité, et la Marraine

RE : Lors de la publication des nominés, un des nominés en l’occurrence Maxwell a créé un scandale. De quoi s’agit-il réellement?

SE : Rire. Non Maxwell n’a pas créé de scandale. En réalité ma personne n’est pas forcement lié au choix des nominés. Donc Maxwell a été proposé par nos observateurs sur le terrain comme l’un des meilleurs managers de Ouagadougou. Alors il se trouve qu’après la publication de la liste, Maxwell m’a personnellement contacté pour me signifier qu’il n’était pas manager mais plutôt responsable carrément du New Ice. Finalement avec l’intervention de M. Charles TEHI le président de l’URECIB on s’est entendu et on a fini par se comprendre. Et Maxwell a été retiré de la liste des nominés. Voilà

RB : onc tout est rentré dans l’ordre?

SE : Oui avec Maxwell tout est rentré dans l’ordre. Aux sponsors et potentiels partenaires nous demandons de nous soutenir. Aujourd’hui les MADIGO c’est un concept qui n’existe qu’au Burkina Faso. Malheureusement, les soutiens ne suivent pas vraiment comme il le faut et parfois cela joue sur l’éclat de la cérémonie. Donc nous sommes à 3 semaines ils ont encore le temps d’associer leur image à l’événement.

RB : Merci bien




Adèle Rouamba: “j’ai été clouée plusieurs mois au lit après un accident”

rouambaMariée depuis près de quinze ans et  mère de 2 enfants ? Adele Rouamba vit depuis quelques années en France. Dans cet entretient l’artiste revient sur son accident qui l’a clouée au lit pendant un moment et sur sa carrière artistique.

2 tete

Comment se porte Adèle Rouamba ?

Je me porte bien par la grâce de Dieu

Adèle Rouamba à disparue des écrans du showbiz burkinabé cela est due à quoi?

Je suis là. J’avais fais un accident de la circulation qui m’avait cloué au lit pendant quelques années. Après de multiples opérations ça va mieux maintenant et je rends grâce à dieu

Pouvez vous nous parler de cet accident ?

J’étais venu en vacances au Burkina, je roulais tranquillement quand mon pneu avant gauche est rentré dans le décor provoquant un tonneau. La voiture à tournée 3 fois. J’ai écourté mes vacances pour revenir en France. Et depuis je suis en soins. Mais je suis très reconnaissante envers Dieu et la population qui est venue me sortir de la voiture. Je tiens à préciser que je roulais Å 30km/h
adelerouambaPouvez vous rassurez vos fans donc que tout va bien maintenant?
Oui!!!! Maintenant tout va bien, je peux marcher normalement maintenant et surtout danser. J’ai plus besoin de Cannes pour marcher. Je prépare également une surprise pour eux. J’espère qu’ils vont aimé. Je profite dire merci Å tous mes fans qui me suivent sur les réseaux sociaux et qui m’encourage tous les jours que dieu fait. Merci à vous les hommes de médias qui ne m’ont pas oublié. Cette interview sera une occasion pour mes fans de savoir pourquoi j’étais silencieuse.
Alors justement est-ce que bientôt les fans de Adèle Roumba pourront revoir les déhanchements de leurs Stars? (rires)
Oui très bientôt si dieu le veut !
Pouvez vous nous en dire plus ?
J’ai profité de ma période de convalescence pour écrire beaucoup de chansons. Des titres sont prêts et une sortie se prépare. Qu’ils restent connecter
Vous avez été révélée au grand public par le titre M’zoua, pouvez nous parler de ce titre?
Oui, M’zoua parlait tout simplement de l’ingratitude que tout est chacun a dû vivre au moins une fois dans sa vie. Beaucoup de personnes ne sont pas reconnaissante sur. On vit cela tous les jours. Juste une personne que j’avais aider et qui m’a tournée le dos quand j’en avais besoin. C’est une histoire qui date de 1997, j’ai déjà oublié et pardonner
Est ce que cela était basé sur une histoire personnelle?
Oui, à ma grande surprise le titre m’zoua Å sa sortie en 2001 avait fait l’humanité. Chacun se retrouvait dans ma chanson. Le titre a connu beaucoup de succès
M’zoua était votre première entrée dans le showbiz Burkinabé , vous n’aviez pas assez d’expérience est-ce que vous vous attendiez à tous le succès?adele
Non, pas du tout ! Le titre m’zoua était un coup d’essai pour moi
Comment avez vous vécu ce succès étant donné que vous étiez encore jeune?
Je suis toujours jeune ( rires ), j’avais côtoyé ce milieu et je le connaissais un peu. Le succès ne m’a pas monter dans la tête. Au contraire. J’ai reçu une bonne éducation de mes parent qui m’ont inculqués beaucoup de valeurs. Et je leur dis merci pour ça.
Nombreux de vos fans ne vous ont pas pardonner le fait que vous êtes allez vivre en France, qu’est ce que vous leur dite avec du recul?
Ceux qui me comprennent sont beaucoup plus nombreux que ceux qui ne m’ont pas compris je crois. Puisque quand je viens au Burkina, je n’ai pas le sentiment que mes fans m’en veulent parce je je viens en Europe. Ils me donnent tellement d’amour et attendent avec impatience mes albums que je ne ressens pas de rancœur.
Difficile de finir cet entretient sans parler de l’attentat qui vient de se produire à Nice . Que ressentez vous?
De la tristesse, une profondeur tristesse.
Je voudrais avec beaucoup de sincérité, invité les êtres humains Å s’accepter, accepter les différences, être tolérant. Je ne pourrai finir sans vous Remercier et tout le personnel de la Radio burkindi. Je suis fier d’être Burkinabé. J’invite tous mes fans à sur Facebook et liker ma page. Merci de ne m’avoir pas oublié .
Entretient réalisé par Garnett






Affaire/Floby/Arafat: Papus réagit

FLOBYARTAFAT

Annoncé pour le dernier et grand concert marquant les 10 ans de carrière de l’enfant prodige de la musique   burkinabè,  Floby,  le  2 juillet 2016  à la Place de la Nation, Dj Arafat a brillé par son absence. Pourtant, selon Floby, Arafat a perçu, via son staff managérial,  la somme d’un million de F CFA et a promis d’être aux côtés de celui-là même qu’il appelle son « frère ». Mais que s’est-il passé pour que  Yôrôbô fasse faux bond à Floby ?  Nos confrères burkinabé de “Le Pays” ont rencontré, le 4 juillet 2016, Ismaïla Papus Zongo, producteur et  manager de l’artiste Floby.




« Le Pays » : Dj Arafat était annoncé pour prendre part à la célébration du 10e anniversaire de la carrière musicale de Floby, mais  il n’est pas venu. Que s’est-il passé ?Ismaïla Papus Zongo : C’est long et facile à expliquer. Je ne  vais pas m’étaler sur les détails.  Je retiens tout simplement que Dj Arafat a été invité par Floby à son anniversaire comme d’autres artistes du Burkina et d’ailleurs.  Dans   ce cas de figure,  ce sont des artistes qui se parlent entre eux.  En ma qualité de manager, je suis dans une stratégie  d’exécution pour qu’on ait une organisation qui tend vers la perfection.  Les négociations, c’est par amitié.  Tous les artistes étrangers qui sont venus ont eu une collaboration artistique avec Floby.  C’est une collaboration entre amis. Ce qui  fait que les discussions  se passent entre eux.  En ce qui concerne Dj Arafat, ce fut le même procédé, mais il n’est pas venu.   L’information qu’on ne peut pas démentir, c’est que l’argent a été perçu par le staff de  Dj Arafat.  N’étant pas venu, je trouve logique qu’on me restitue cet argent et tout ce qui a été dépensé. Je m’arrête là parce que je ne  veux pas épiloguer sur cette affaire.  Ce qui est sûr, de l’argent a été perçu. Et quand tu perçois de l’argent par rapport à une activité et que pour une raison ou pour une autre,  tu ne  peux  pas l’exécuter, il faut être réglo en reversant l’argent perçu.Que représentait   l’argent perçu par le staff de Dj Arafat. Est-ce un cachet ou autre chose ?

 

C’est la contrepartie de sa prestation au 10e anniversaire de la carrière de Floby.

 

Ce montant s’élève à combien ?

Ce n’est pas beaucoup d’argent !  Lui-même, il l’a dit. C’est un million de F CFA.

J’ai payé des billets d’avion et j’ai payé des chambres d’hôtel. C’est ce que je demande qu’on me rembourse

 

Combien de francs avez-vous  engagé dans cette affaire ?

J’ai engagé un billet d’avion en classe business et en classe économique.  Dès que Arafat a perçu l’argent, son manager m’a appelé pour dire qu’il vient en classe business. Le jour où  il devait  venir, on m’a appelé à midi pour dire que  Dj Arafat a un souci et qu’il allait venir le samedi.  Il fallait donc  ramener son billet à samedi. Ce que  « Air Burkina »  a accepté.  Nous attendions tous son arrivée le samedi. Il a fait venir son manager et un danseur.  Le samedi, autour de 17h,  son manager Habib m’appelle

pour dire que Dj Arafat dit qu’il y a un sponsor derrière le podium. Je lui ai posé la question de savoir si Dj Arafat viendra ou pas. Il n’a pas été capable de me répondre. J’ai senti dans ses propos que  c’était bizarre.  Je lui  ai dit que si Dj Arafat ne venait pas,  il allait rembourser  tout ce qui a été engagé comme argent dans cette affaire.  Mais avant, Floby appelait Arafat et il ne décrochait pas.  J’ai su  automatiquement que quelque chose se tramait. Je suis allé à un poste de la  gendarmerie nationale  déposer une plainte. Ils (NDLR : les gendarmes)  m’ont dit que l’absence de Dj Arafat n’était pas encore constatée, puisque  le concert était prévu pour 20h. J’ai donc attendu  que l’absence soit consommée avant d’envoyer  le manager  à la gendarmerie pour qu’il s’explique.  On lui a demandé si c’était exact ce que je disais. Il a répondu par l’affirmative.  On l’a donc gardé à la gendarmerie.  Mais,  je ne pouvais pas faire enfermer le danseur parce qu’il n’y était pour rien. Je l’ai ramené à l’hôtel. 

 

Combien réclamez-vous au total ?

Dans tout ce qui est dit, c’est que Dj Arafat a pris de l’argent.  J’ai payé des billets d’avion et j’ai payé des chambres d’hôtel. C’est ce que je demande qu’on me rembourse.  L’argent perçu par le staff de Dj Arafat, les trois billets d’avions  et les frais des chambres d’hôtel.*

 

Dj Arafat a-t-il exigé de l’argent pour son featuring avec Floby ?

Ça c’est une histoire entre artistes. Ça ne me regarde pas.  Tout ce qui me préoccupe actuellement,  c’est que j’ai engagé des frais, mais Dj  Arafat n’a pas respecté ses engagements. C’est cet argent que je  veux qu’on me rembourse.  Je ne  veux pas une réparation des dommages et intérêts.  Je ne cherche pas une situation pour me faire de l’argent.  Je veux tout simplement qu’on me restitue mon argent.  Beaucoup de personnes disent que Dj Arafat n’est pas à ce montant près, alors qu’il me rembourse.  Pourquoi a-t-il exigé qu’on fasse tout pour donner l’argent avant le concert ?

 

Quel est le bilan du 10e anniversaire de la carrière musicale de Floby ?

J’avoue qu’il y a de petites polémiques qui empoisonnent les grandes actions. Les 10 ans de Floby n’ont pas de comparaison avec ce qu’on a célébré jusque-là.  C’était une totale réussite. Comme  la perfection n’est pas de ce monde, il  a fallu qu’il y ait cette polémique avec  Dj Arafat.  Sinon,  la mobilisation était exceptionnelle.  J’avais envie d’interrompre le concert   parce qu’il y avait du monde à la Place de la Nation de Ouagadougou  et à un moment donné,  nous avions eu l’impression que la foule devenait de moins en moins contrôlable.  Après avoir vu les images de Koudougou, de Bobo-Dioulasso et la soirée VIP, on s’est demandé si Ouagadougou sera à la hauteur. C’est dommage qu’aujourd’hui, on ne  parle pas  de cela,  mais de  l’incident avec Dj Arafat.

 Les autres artistes ont-ils  perçu de l’argent comme Dj Arafat ?

 Non.  Les artistes qui sont venus ont, à un moment donné, collaboré avec Floby. Donc, ils sont venus gratuitement. Mais ce que nous faisons, c’est de mettre des moyens à leur disposition pour leur rendre le séjour agréable au Burkina Faso. Sinon, Dj Arafat était le seul à exiger de l’argent en contre partie. Il a même voulu que cet  argent lui  soit versé deux semaines avant le concert.  


Quel est votre dernier mot ?Je voudrais dire merci à tous les mélomanes  du Burkina Faso.  Merci à tous les fans de Floby. Merci aux artistes invités du Burkina et des pays voisins qui sont venus de façon volontaire pour appuyer cet événement. On retient qu’il y a eu de la mobilisation et que la fête a été belle. Le Pays



“Samuel Eto’o est complexé et il n’en a même pas conscience”. Nathalie Koah

nathalie

C’est une histoire d’amour presque banale. Sauf que… Quand le jeune homme s’appelle Samuel Eto’oet qu’il se considère, à raison plus qu’à tort, comme le meilleur footballeur africain de l’histoire, l’idylle n’a plus rien d’ordinaire et la rupture peut devenir spectaculaire.





Nathalie Koah l’ex de Samuel Et’o publie le 18 février aux Éditions du moment le récit de son aventure avec un Lion indomptable. Du conte de fée aux illusions perdues, des cadeaux en or à la trahison, elle finira par découvrir des photos d’elle nue publiées sur Internet, un soir de juin 2014, alors qu’elle tentait de s’éloigner de la star après plusieurs années d’idylle. Le scandale a fait les choux gras de la presse camerounaise et la joie des internautes. La jeune femme s’est retrouvée au centre de toutes les rumeurs et l’objet de critiques les plus acerbes.

La Camerounaise de 28 ans, qui a déposé plainte à la suite de la publication des clichés en France, où une instruction est en cours, et au Cameroun, où l’affaire a été portée au tribunal, explique « sa vérité »

 

12651321_1767481870140036_9091067558248519670_nJeune Afrique : Quel est l’objectif de ce livre ?

Nathalie Koah : Donner ma part de vérité. Beaucoup de mensonges ont été écrits depuis le scandale. J’ai voulu rétablir les faits.

Deux procédures judiciaires sont en cours. Des rumeurs avaient pourtant fait état d’un arrangement entre vous. Ce n’est pas le cas ?

Non. Le fond et la forme n’y étaient pas.

Êtes-vous cependant à la recherche d’un accord « à l’amiable » ?

Non. Ce n’est pas d’actualité. Nous allons poursuivre les procédures judiciaires en cours.

Samuel Eto’o se sent-il invulnérable face à la justice camerounaise ?

Il se sentait invulnérable mais, aujourd’hui, c’est différent. Je pense qu’il craint un peu la justice. Il ne savait pas que je pouvais me défendre et que j’avais fait des enregistrements de nos conversations.

 

La publication de cet ouvrage ne risque-t-elle pas d’être prise comme une attaque de votre part ?

Quoi que je fasse, le mal est fait. Les photos sont là et je dois reconstruire ma réputation et ma vie. C’est ce qui me tient à cœur. Ce livre n’a rien à voir avec les instructions en cours. Les éléments étaient de toute façon déjà entre les mains de la justice. Maintenant, si cette initiative et la justice se croisent, tant mieux.

Avez-vous peur que Samuel Eto’o voit ce livre comme une reprise des hostilités et une revanche ?

Ce n’est pas une revanche, plutôt une thérapie. Le « revenge porn », c’est moi qui l’ai subi. Je n’attends plus rien de Samuel, même s’il est libre de démentir. Les seules relations que nous aurons auront lieu au tribunal.

Vous dites que vous lui avez pardonné…

Oui. Je ne veux pas me souvenir uniquement de ce qu’il a fait de mal. Samuel n’est pas responsable des choix que j’ai faits pour lui plaire. Je ne lui reproche pas la tournure qu’avait prise notre relation. Si quelqu’un a envie de faire mille partouzes, qu’il le fasse. Ce que je lui reproche, c’est d’avoir mis mes photos en ligne, de m’avoir exposée ainsi, dans ma nudité, et d’avoir mis ma vie en l’air.

Avec le recul, comment le décririez-vous ?

Samuel est complexe et il n’en a même pas conscience. Il est à la fois doux, colérique, pervers, obscur… Il jongle entre l’enfant pauvre qu’il était et ce qu’il est devenu. Samuel dit souvent qu’il ne se sent à sa place dans aucun de ces deux mondes.

Les colères dont vous parlez coïncident-elles avec des mauvais résultats sportifs ?

Oui. C’est quelqu’un de fier et, quand ses résultats se sont dégradés, cela a déteint sur son moral et sa personnalité. Il continue de chercher toujours plus de reconnaissance mais n’avait pas imaginé une telle fin de carrière.

Vous évoquez de multiples menaces. Il vous aurait notamment demandé de prendre des photos nues du chanteur congolais Fally Ipupa, avec qui il vous soupçonne d’avoir une relation…

Oui. Je pense qu’il y avait déjà des histoires de femmes entre eux. Samuel a perçu le fait que je sois proche de Fally, même si c’était amical, comme un coup porté contre lui. À cette période, il ne contrôlait plus rien. À ses yeux, ses amis devenaient des profiteurs, les managers ne voulaient plus de lui… Il a fait pression sur moi pour que je prenne des photos de Fally nu pour pouvoir lui nuire, mais j’ai refusé.

Vous parlez de menaces graves, notamment de viol et de meurtre. Avez-vous des preuves de ces allégations ?

Oui. J’ai des enregistrements, des mails, des SMS. Je ne pouvais écrire de telles choses sans cela. Il peut attaquer en diffamation et il faudra alors que je me défende. À la fin, j’ai poursuivi notre relation pour obtenir des preuves, comme dans une mission commando. Certaines sont entre les mains des enquêteurs. J’en conserve d’autres, au cas où la justice déciderait d’ignorer les premiers éléments.

 

12742256_1769409223280634_3029044699057934153_n (1)Si vous pouviez revenir six ans en arrière, que changeriez-vous ?

Rien. J’ai recherché cette relation parce qu’il me manquait quelque chose. Si j’avais fait les choses différemment, je ne serais sans doute pas là où je suis aujourd’hui.

Craignez-vous les réactions suscitées au Cameroun par la parution du livre ?

À partir du moment où je donne des détails sur mes relations, y compris sexuelles, cela va choquer. Au Cameroun, la femme ne parle pas de sexe, ne hausse pas la voix, ne tient pas tête à un homme… Je sais que je vais être jugée. Lorsque mes photos sont sorties sur Internet, c’est moi que les gens ont critiquée. Personne ne s’est insurgé sur le fait que ces clichés aient été mis sur la place publique.

Vous avez lancé votre ligne de lingerie à l’été 2015. Quels sont vos objectifs aujourd’hui ?

Au moment du scandale, cela ne se passait plus très bien dans mon travail à la Camairco [comme hôtesse, ndlr]. Beaucoup  de passagers avaient vu les photos. Je me suis alors lancée dans la lingerie mais j’ai aussi d’autres activités dans l’événementiel.  Pour l’instant, la lingerie ne paie pas vraiment et elle me vaut toutes les critiques du monde. On me compare à Zahia ! Quand je me suis lancée, je ne savais même pas qu’elle avait une marque de lingerie.

Comment avez-vous financé ces activités ? Est-ce avec de l’argent que Samuel Eto’o vous avait offert ?

Non. Quand Samuel et moi nous sommes séparés, les gens pensaient que j’avais des milliards. C’est faux ! Tout ce qui me restait est parti dans les procédures judiciaires. J’arrive à gagner ma vie et mon compagnon actuel me soutient beaucoup. Je sais qu’on va dire que je suis matérialiste mais ce n’est pas de ma faute si les hommes qui ont de l’argent me côtoient.

Interviews Jeune Afrique




Franko à propos de Coller la petite: « Je respecte l’éthique et la morale »

L’auteur de «Coller la petite» s’exprime sur le caractère obscène attribué à ce tube par une partie de l’opinion publique. Il est interviewer par nos confrères de Mutations.

 

Franko1Votre chanson «Coller la petite» fait un véritable carton dans le pays, trois mois après sa sortie. Quelle appréciation portez-vous sur ce succès spontané et tous azimuts? 

Je ressens naturellement de la fierté, mais de la joie également de savoir que le travail  que je fais depuis de nombreuses années est aujourd’hui reconnu dans tout le Cameroun. Ce que les gens doivent savoir, c’est que je ne suis pas tout-nouveau dans la musique. J’ai sorti mon premier album intitulé «C’est le rap que tu veux voir»  en 2012. Le single «Coller la petite», lui, vient annoncer un autre album dont la sortie est prévue dans les prochains mois.

Quel message transmettez-vous à travers  cette chanson?

Dans «Coller la petite», je demande aux mecs qui vont dans des fêtes de s’éclater lorsqu’ils y sont. Parce qu’on ne va pas dans une fête pour jouer les rabat-joies ou pour plomber l’atmosphère. Quand on est dans une fête, il faut s’éclater et on le fait naturellement avec une cavalière qu’on colle.

Pourtant, une bonne partie de l’opinion publique trouve les textes et même le clip de cette chanson obscènes… 

Je ne sais pas si c’est de la même chanson dont ces gens parlent. Si oui, je les invite à la réécouter parce que je ne pense pas avoir un seul instant parlé de sexe dans ma chanson.  «Coller la petite» est pourtant très simple à comprendre. Je m’explique : Je suis dans une fête et dans un cadre bien déterminé. Je demande aux  gens qui sont dans la salle de coller leur cavalière dans ce même endroit et non entre les quatre murs d’une chambre. Je ne leur demande pas d’aller prendre une chambre d’hôtel ou quoi que ce soit qui pourrait ressembler à un appel à aller coucher ensemble. Moi, j’exhorte les cavaliers à choisir leur cavalière puis à danser. Point barre !  Je suis un artiste qui a le respect de l’éthique et de la morale. Quand j’écris des textes, j’essaie toujours de me mettre à la place de ceux qui vont les écouter en chansons. De ce fait, si «Coller la petite» avait un tout petit peu d’obscénité, je vous assure que je ne l’aurais pas sorti. Je pense plutôt que ce sont des gens qui essaient de détourner les sens du message que je transmets dans ma chanson, pour en faire une image de promotion de sexe.

Et pour ce qui est du clip que certains estiment contenir des images un peu trop sensuelles…

Honnêtement, je ne vois toujours par de déviance morale à ce niveau. Même dans cette vidéo, nous sommes restés dans un contexte de fêtes telles qu’on les vit tous les jours. Dans les fêtes, on danse et les filles ont des tenues plus ou moins provocantes. Juger ce clip trop sensuel me rend donc perplexe parce qu’il n’a rien de différent que ce que nous vivons au quotidien. En tant qu’artiste, et tenant compte de ma qualité de «miroir de la société», je ne pense pas être sorti du cadre de ce qui existe déjà.

Après «Coller la petite», à quel genre de chanson le public doit-il s’attendre ? 

Les gens qui me suivent depuis savent que je suis quelqu’un de socialement engagé. En sortant «Coller la petite», j’ai voulu, pour une fois, faire danser mon public. Les gens ont toujours tendance à penser que l’artiste doit toujours moraliser. C’est partiellement vrai. J’ai eu à le faire par le passé et, cette fois-ci, j’ai décidé d’égayer mes fans. Vous comprenez donc  qu’après «Coller la petite» il y aura des chassons qui n’auront rien à voir avec la danse forte parce qu’à la base, je suis un artiste qui dénonce. A 80%, je suis quelqu’un de socialement engagé.

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