Réhabilitation de la mosquée de Dioulassoba: un taux d’exécution de 95%

Le projet de réhabilitation de la grande et vieille mosquée de Dioulassoba est toujours en cours de réalisation. Reparti en trois (03) phases, la mise en œuvre des travaux est à la dernière étape avec un taux d’exécution de 95%. C’est du moins l’information qu’une équipe de Ouest Info a pu recueillir sur le terrain après s’être s’intéressée au sujet. Des difficultés existent certes, mais le chantier avance et tire vers sa fin selon les premiers acteurs.

Au regard de l’état d’avancement des travaux réalisés dans le projet de réhabilitation de la mosquée de Dioulassoba, visiblement le comité de réhabilitation se réjoui du taux d’exécution des travaux.

« Le projet est à 95% de réalisation pratiquement. Je suis tranquille, heureux de voir une ambiance, une harmonie entre les différents acteurs de la mosquée et le comité de suivi du projet. C’est une symbiose et nous en sommes satisfait », s’est réjoui Sékou Haïdara, coordonnateur du projet de réhabilitation de la grande mosquée de Dioulassoba.

Pour lui, le reste des travaux concerne ceux de la dernière phase. Il s’agit selon lui, de l’installation photovoltaïque pour permettre à la mosquée de fonctionner avec de l’énergie solaire ; de la sonorisation et de la vidéosurveillance ; de la construction d’un château pour une distribution d’eau de forage.

Aussi, a-t-il souligné la construction d’une passerelle à l’arrière de la mosquée pour favoriser une vue de la toiture de la bâtisse afin de mieux la protéger.

Secrétaire général du comité de suivi du projet, Zakaria Barro salue la collaboration des jeunes qui a permis de faire un bon travail. Il rappelle que c’est lors d’une réunion du comité de réhabilitation qu’il a été décidé d’introduire la partie arrière de la mosquée au projet.

Le chantier tire vers sa fin mais les responsables en charge de la réhabilitation soulèvent des difficultés qui retardent la fin des travaux. La difficulté majeure selon le comité, c’est la mobilisation des ressources financières.

A cette difficulté financière s’ajoute celle des aléas climatiques notamment l’abondance des pluies. Le retard accusé est aussi dû au fait que ce chantier est un chantier-école, foi du comité de réhabilitation.

Rappelons que le projet de réhabilitation de la mosquée de Dioulassoba est parti d’une nuit de levée de fonds organisée par les différents acteurs, le 18 novembre 2016. A cet effet, un comité de suivi a été constitué pour superviser les travaux. Le budget initial du projet était évalué à environ 500 millions de FCFA.

Ouest Info




Les garçons de Campus Ambiance ont trouvé «l’équilibre » !

C’est le nouveau né de la famille « Campus Cambiance ». Dans le cadre de la promotion de l’album qu’ils viennent de mettre sur le marché musical, les Zouglou-Makers Burkinabè nous ont rencontré. Ils ont passé en revue les conditions d’enregistrement de l’œuvre, le contenu de « Equilibre » et les attentes sur cette production déjà bien médiatisée sous d’autres cieux, à Abidjan notamment où les trois artistes sont fréquemment sollicités depuis lors.  

Ouaga 24 : Bonjour, comment se porte Campus Ambiance ?

Campus Ambiance se porte très bien. Nous revenons de Koudougou où nous avons participé à une cérémonie officielle.

O24 : Votre actualité en ce moment ?

En ce moment, nous sommes focalisés sur la promotion de notre album, même si on sait que le contexte n’est pas des plus simples.

O24 : Le titre de votre album et sa composition ?

L’album “Equilibre” est composé de 12 titres. Nous adorons les 12 titres et n’avons pas de préférence particulière. Cependant, il y a un des titres qui est en train de « bouger » qui est Cocoroco, que nous avons présenti et dont nous avons fait le Clip. De manière générale, l’album se porte bien, comme nous l’attendions. Il y a aussi le titre « Génétique » qui se comporte tout aussi bien sur le marché, en Côte d’Ivoire notamment où il est beaucoup prisé. Il peut se jouer partout dans la sous-région et il s’exporte bien. C’est un titre qui sera priorisé à leur niveau car ils se sentent profondément concernés par le titre-ci. Les grands noms de la musique ivoirienne tels que Claude Bassolé, Franck Govehi, Asco de Monaco, Olivier Rouamba, etc sont intéressés par notre musique et font une grande promo en ce moment sur place. En fait, les programmations sont en train de se faire et nous mettrons ce temps à disposition pour aller faire notre promotion là-bas.

O24 : L’objectif de cet album de Campus Ambiance ?

C’est déjà de montrer notre maturité. Campus Ambiance est désormais en âge mûr, et nous cumulons près de 10 années d’expérience et nous assumons ce que nous sommes. En fait, beaucoup de gens pensent aujourd’hui que ce n’est pas commun de voir des Burkinabé faire du Zouglou. C’est pourquoi nous leur disons à travers cet album “Equilibre” que nous ne pouvons enlever ce métissage de notre culture. Dans notre album, il y a du tout, de la chanson du pur terroir, de la musique tradi-moderne, du zouglou, etc. C’est un album de maturité, d’équilibre de vie culturelle et sociale. (binon, liwaga, r’nb, etc).

O24 : Est-ce que vous ne craignez pas que l’album ait plus de succès à l’extérieur en Côte d’     Ivoire notamment, plus qu’au Burkina Faso ?   

Album “Equilibre”

Personne ne choisit là où sa musique aura du succès. Au Burkina Faso, nous sommes très connus et jouons dans beaucoup de scènes, et dans quasiment toutes les cérémonies officielles. Mais, comme on le dit, « nul n’est prophète chez soi », et il faut se dire que c’est le rêve de tout artiste d’être connu à l’échelle internationale. Il y a beaucoup d’artistes qui se plaignent à travers leurs faitières sur le fait que les artistes d’ailleurs lorsqu’ils viennent, touchent des cachés faramineux. C’est vrai, mais c’est de bonne guerre. Nous devons donc percer le marché de la Côte d’ivoire car c’est un marché de consommation…Et vous constaterez que beaucoup de grands noms de la musique ivoirienne qui y vivent, tels que Fally Ipupa, Lokua Kanza, Ferre Gola, etc. C’est une ville de spectacle et si vous êtes sollicités là-bas, c’est vraiment très bien. Certains professionnels nous ont même recommandé d’y aller faire un bon séjour. Il est vrai qu’il y a beaucoup plus de possibilités d’affinement et de perfectionnement.

O24 : Mais pourquoi n’être pas allé dans le sens de ces recommandations ?

Déjà les frontières sont fermées, ce n’est pas de notre fait, en plus c’est quelque chose qui se prépare. Il ne faudrait pas qu’on aille et qu’au lieu de vendre du rêve, on vende du misérabilisme (Rires). Nous prenons le temps de bien faire les choses à Campus Ambiance, et tout ira conformément à ce que nous prévoyons. Nous irons en tant qu’ambassadeurs de notre pays, donc on se prépare en conséquence.

O24 : Comment fonctionne Campus Ambiance ?

Je suis moi-même producteur du groupe et nous fonctionnons sur investissement personnel.  Le gros du travail est déjà fait depuis par le groupe, en se rendant disponible conformément aux objectifs que l’on s’est assignés dès le départ. On fonctionne ainsi en attendant le producteur qu’il faut.

O24 : Avez-vous une idée chiffrée de la promotion du Clip Cocoroco, notamment en termes de vues ?

Sur différentes plateformes nous cumulons autour du million de vues. Donc ce n’est pas négligeable. Même si c’est une bataille que l’on mène sur la plateforme YouTube. Mais notre objectif c’est de faire connaître d’abord notre œuvre afin d’avoir le retour des fans. Sinon la mécanique qui entoure la recherche du million de vue est assez sujette à problème. Nous avons donc mené essentiellement notre communication sur ce clip à partir de notre page Facebook et c’est de là que sont partis les relais. Donc c’est déjà de rendre disponible notre travail et que l’on voit ce que nous faisons.

Vues sur le web

O24 : Êtes-vous satisfaits de la promotion à mi-chemin ?

Oui nous sommes relativement satisfaits de comment les gens accueillent notre œuvre. Ce que nous déplorons par contre c’est le manque de diligence dont nous sommes quelque part victime. En fait, on ne se proclame pas être les meilleurs du moment, mais nous estimons qu’il faut soutenir certains artistes qui ont fait et qui font leur preuve. Aujourd’hui, il y a des gens qui ne pourraient pas dire qu’ils ne connaissent pas Campus Ambiance. Mais en vérité, quand on compare à la promotion qui se fait en Côte d’Ivoire à notre sujet, elle dépasse très largement celle que nous menons ici, sans que l’on ne débourse un seul rond là-bas. C’est ce manque de valorisation de notre patrimoine que nous déplorons. Là-bas, ils vous appellent même pour entrer en contact avec nous, afin de nous découvrir davantage. Aujourd’hui, chaque télévision devrait être en mesure de dégager un Top 10 par exemple des artistes du pays, ce afin de les mettre dans une concurrence saine et fructueuse pour tous. Sans favoritisme particulier suivant des affinités et autres, et c’est malheureusement notre réalité ici. À partir de cela, on pourrait déterminer qui accompagner pour qu’il représente le pays valablement.

Avec la crise, ils ont mis un milliard de francs à disposition des artistes. Moi j’aurais aimé que l’on rende disponible par exemple pour les artistes des bons de diffusion, car c’est de la relance de la musique qu’il s’agit. C’est la promotion qui coûte le plus cher dans l’investissement d’un artiste. C’est ainsi que l’on vulgarise notre musique. Malheureusement on ne sait pas quel artiste il faut dégager pour telle scène internationale ou sur tel plateau. Il faut que l’on soit capable de faire un classement réellement objectif qui permettra de valoriser la musique Burkinabè. Ce qu’il faut faire pour nous, c’est simple, “quand c’est bon il faut dire que c’est bon, il faut diffuser, sans calcul particulier”. De là les contacts sont établis, les ententes entre diffuseurs et artistes se font facilement.

O24 : Votre stratégie d’approche envers les médias?

Nous avons déjà contacté les médias locaux, nous avons essayé d’approcher chaque catégorie d’acteurs. Pour ce faire, nous avons mené des conférences, nous nous sommes entretenus avec des journalistes et animateurs, nous échangeons régulièrement pour recevoir leurs critiques, etc., car c’est ainsi que l’on se construit. Les télévisions locales ont été approchées également dans le cadre de partenariat.

O24 :  Quid du titre far “Cocoroco”?

Ce titre traite de la problématique du chômage en Afrique en particulier et au Burkina Faso de manière spécifique. Quand on regarde notre actualité, on voit que la jeunesse agonise, celle qui détient les diplômes sans savoir quoi en faire. Ils sont tellement nombreux à faire des études qui ne leur profitent pas jusque-là. Par exemple dans la chanson nous parlons de ceux qui font des études en géographie pour devenir immigré, etc.

Il y a d’autres chansons qui vénèrent la femme africaine, qui se distingue par son originalité, par ses rondeurs, etc. Nous parlons de labéliser par exemple nos relations, quand on voit que des gens font 20 ans de concubinage, alors qu’avant c’était trop le cas au Pays des Hommes intègres.

O24 : Le bilan aujourd’hui de votre promotion ?

Le bilan est assez satisfaisant. Mais comme tout artiste, on cherche à atteindre le meilleur niveau possible. Il faut que la musique soit perçue comme une affaire d’État, afin que le politique porte l’art, la culture en général. C’est ce à quoi nous ne sommes pas encore arrivés. Est-ce que les politiciens se disent un instant que la musique peut porter des messages forts ? Le Burkinabé a une longue et riche histoire, une identité que les artistes aident à magnifier, mais comment montrer cette image? En exploitant justement l’art sous nos yeux. Voici des artistes qui gagneraient à être promus, à être magnifiés afin que ce soit un idéal. Campus Ambiance a prouvé qu’il est capable de jouer ce rôle. Il faut que chaque camp joue son rôle afin nos artistes soient valorisés par nos entrepreneurs, nos ministres et autres. Il y a eu Georges Ouedraogo, Jeanne Bicaba, Djata Ilebou, etc Aujourd’hui la relève est assurée avec des Floby, Malika, Dez Altino, Campus Ambiance,etc. C’est nous qui devons être sur les plateaux à l’international pour signifier celà, pour raconter notre histoire. Car c’est ainsi que font les autres que nous magnifions lorsqu’ils viennent pour des prestations au pays. Il faut que le rêve soit vendu, et bien!

O24 : Un dernier mot pour finir?

Mon mot de fin est un message d’espoir. Car pour que nos voix portent, il faut que nos décideurs s’investissent davantage et sérieusement pour que les artistes prennent une autre ampleur. Il faut que nos médias aident à interpeller les mécènes, car Campus Ambiance est un groupe qui peut faire la promotion du Burkina Faso à l’extérieur. Il faut que les gens s’investissent dans la culture et qu’ils mettent la main à la poche, car la musique est quoi que l’on dise, une question de gros sous. Merci à ceux aussi qui nous aident déjà, malgré leurs moyens souvent modestes. Il y a des valeurs que nous défendons qui méritent d’être promues.

Interview réalisée par OUANGRE Aristide




Coopération: le MCAT et le PNUD veulent capitaliser sur les acquis

Le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, a reçu en audience, ce 20 juillet 2020 à son cabinet, le représentant résident du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) au Burkina Faso, Monsieur Mathieu Ciowela.

A sa sortie d’audience, le diplomate a laissé entendre qu’ils ont fait le tour d’horizon du partenariat entre leurs deux institutions.L’objectif, de ses explications, est de capitaliser sur les acquis pour d’étendre le partenariat dans d’autres domaines.

D’ores et déjà, Monsieur Ciowela a salué la collaboration entre le PNUD et le MCAT qui table sur l’utilisation de la culture pour lutter contre l’extrémisme violent.

Il a cité l’exemple des conférences de diffusion des résultats du colloque de Dori sur la cohésion sociale qui a inspiré la conférence des ministres en charge de la Culture des pays membres du G5 Sahel, ici à Ouagadougou, avec la participation du Sénégal..

DCPM /MCAT




Appel à candidature de La Fédération du Cartel

La Fédération du Cartel,avec l’appui technique de DIAKONIA et du soutien financier du Bureau de la Coopération Suisse,de l’ambassade du Danemark et de l’Union Européenne, envisage la réalisation de capsules radiophoniques et une pièce théâtrale dans le cadre du Programme d’Appui au Processus Electoral II (PAPE II).




Fonds d’appui du chef de l’Etat : les recommandations du ministre Sango au comité de gestion

La cérémonie d’installation du comité de gestion du fonds d’appui du chef de l’Etat aux acteurs et promoteurs culturels est intervenue, ce 20 juillet 2020 à Ouagadougou.

A l’occasion, le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, a souligné que le comité a pour mission, entre autres, d’évaluer le préjudice subi par les acteurs et promoteurs culturels et de déterminer les montants à affecter aux différents requérants.

Son souhait, c’est que le comité travaille en toute independance et transparence, sans jamais se référer à sa personne. “Vous avez mon entière confiance”, a déclaré le ministre Sango aux membres dudit comité, en soutenant qu’il attend un retour d’ici à deux semaines.

Monsieur Abdoul Karim SANGO a souhaité qu’ à cette échéance un communiqué soit diffusé le plus largement possible pour permettre à toutes les victimes de la maladie à Coronavirus de déposer leurs dossiers de candidature, indépendamment de leurs lieux de résidence, pour bénéficier du fonds d’appui.

C’est une enveloppe globale d’un milliard 250 millions francs CFA qui va être allouée aux acteurs et promoteurs culturels, sous la forme de subventions et de prêts.

DCPM/ MCAT




Universel Groupe expose un projet éducatif au Directeur du cabinet du MCAT

Le Directeur du Cabinet du ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Nestor Kahoun, a reçu, en audience, ce 09 juin 2020 à son bureau, une délégation de Universel Groupe, conduite par la cheffe du projet musical, Mariétou Signam et la responsable de communication, Jeannine Bologo.

Selon madame Signam, elles sont venues pour exposer le volet artistique d’un projet dénommé : « Le pédagogue audiovisuel éducatif (PAV/ EDUC)», visant à soutenir l’éducation au Burkina Faso et voir dans quelle mesure le ministère pourrait les accompagner.

« Nous comptons faire des scènes comiques pour éduquer, avec aussi des cours en chansons», a avancé Mariétou Signam, qui a relevé que l’idée est d’apprendre par le jeu.

La cheffe du projet musical a expliqué que le PAV/EDUC, fondé en 2017, ambitionne de retranscrire les programmes scolaires sous le format audiovisuel. Ce projet est parti, a-t-elle dit, du constat que les élèves passent le clair de leur temps sur leurs téléphones smartphones, avec des conséquences sur leurs rendements scolaires. « Nous avons pensé les rejoindre là où ils sont », a-t-elle affirmé.

« C’est un honneur pour nous, au nom du ministre, de vous recevoir. Ce projet, tel qu’il se présente vient pour combler nos attentes », a déclaré le Directeur du cabinet qui a soutenu que, de nos jours, l’éducation subit un sérieux coup, consécutif à la mauvaise utilisation des Technologies de l’information et de la communication et leurs applications.

Cela étant dit, il a espéré que le contenu des productions soit constructif et instructif.

Pour finir, Monsieur Kahoun a invité les deux émissaires de Universel Groupe à adresser, par voie de correspondance un dossier ficelé, au chef de département qui va apprécier et donner une suite qui leur parviendra par la même voie.

Jeannine Bologo a affirmé que le PAV/EDUC travaille avec les artistes en herbe qui ont surtout besoin de cadre d’expression et de visibilité.

DCPM/ MCAT




Burkina : Des artistes musiciens dénoncent «la gestion opaque» d’un fonds

Trois artistes musiciens burkinabè ont dénoncé jeudi, «une gestion opaque» du fonds de promotion culturelle du BBDA, relevant «du copinage, du clanisme et du marchandage» dans la sélection des bénéficiaires.

«Certains collègues artistes aux dossiers similaires voire moins fournis que nous pour ne pas dire aux dossiers incomplets, se retrouvent être des ‘’heureux bénéficiaires’’ au détriment des plus méritants», ont écrit les artistes Sabil Kogléwéogo Wenty black, de Zueny Black et de Fadouba, dans une déclaration parvenue vendredi à l’AIB.

Ces artistes se plaignent de la sélection des bénéficiaires de l’appel à projets pour financement par le Fonds de promotion culturelle du Bureau burkinabè des droits d’auteurs (BBDA).

Les artistes ont décrié «l’irresponsabilité sinon l’incompétence du comité de sélection des candidatures qui au lieu de faire un travail scientifique rigoureux, se complait à récompenser les uns et les autres sur la base de l’affinité, du copinage, du clanisme, du marchandage…».

Les plaignants ont invité le Directeur général du BBDA Walib Bara à se plancher sérieusement sur la gestion du Fonds bien qu’il soit assuré par un comité ad hoc présidé par Télesphore Bationo.

«En tout état de cause, l’histoire retiendra que c’est sous son mandat que la gestion opaque du fonds a atteint son paroxysme», ajoutent-t-ils.

En rappel, le Fonds de promotion culturelle finance à hauteur à 75%, les projets retenus.

Agence d’information du Burkina




Coronavirus : le gouvernement suspend toutes les manifestations jusqu’au 30 Avril 2020

Le Gouvernement vient, à l’issue du conseil de ministre, de suspendre toutes les manifestations regroupant plusieurs personnes y compris la Semaine nationale de la culture (SNC) jusqu’au 30 avril 2020.

Cette mesure fait suite aux deux premiers cas de coronavirus détectés au Burkina Faso, chez un couple rentré fin février de France.

Cette mesure qui vise à prévenir la maladie porte un véritable coup dur au monde du spectacle. Ainsi, le calendrier de beaucoup d’événements culturels va subir un chamboulement.

Par ailleurs Le gouvernement invite les personnes ayant été en contact avec le couple du pasteur Mamadou Karambiri depuis le 24 février à prendre contact avec les services de santé. Les numéros verts à appeler 01608989 | 52195394

Avec Youssef Ouedraogo




SNC 2020 : Le comité d’organisation installé

Le Ministre de la Culture, des arts et du tourisme, Abdoul Karim Sango a officiellement installé ce 15 février 2020 à Bobo-Dioulasso, les membres du Comité national d’organisation (CNO) de la Semaine nationale de la culture (SNC) 2020. La coordination et la Présidence du CNO échoient à Thierry Millogo.

Les membres du Comité national d’organisation sont repartis entre 19 commissions. Ils ont la lourde tâche d’œuvrer à la réussite de cette biennale de la culture burkinabè. Cette 20e édition de la SNC qui aura lieu du 28 mars au 4 avril 2020 a pour thème <<Diversité Culturelle, Ferment de l’Unité Nationale>>.

Elle aura comme pays invité d’honneur le Mali. A la suite de son installation, Thierry Millogo a traduit toute sa gratitude au Ministre Sango pour avoir placé pour la première fois, un acteur culturel privé à la tête du CNO de la SNC. Pour ce faire, il a lancé un appel d’union à l’endroit de l’ensemble des membres des différentes commissions afin de réussir le défi de l’organisation. <<La réussite de cette 20e édition n’est pas optionnellele. On réussit ou on réussit>>, a-t-il annoncé.

Un grand hommage aux pionniers

Prenant la parole, le Ministre Abdoul Karim Sango a d’abord félicité et encouragé les membres de commissions à se mettre dès maintenant à la tâche pour réussir leur mission. Ensuite, il a rendu un vibrant hommage aux devanciers qui ont tenu le flambeau de cette SNC jusqu’à nos jours. De Prosper Kompaoré, à Jacques Prosper Bazié, Désiré Conombo, puis Désiré Ouédraogo, en passant par Diounou Founawé, Salaka Sanou, Bitchibali Dansa, Sidi Traoré, Golo Barro et actuellement Bamassa Ouattara. Il les a tous remercié pour tout ce qu’ils ont apporté comme contribution au rayonnement de la culture burkinabè.

La rigueur comme clé de réussite

A l’endroit des membres du Comité national d’organisation, il leur a suggéré de faire preuve de grande responsabilité. Cela doit marcher selon le Ministre Abdoul Karim Sango par trois principes: la transparence, l’esprit d’ouverture et la rigueur. Une fermeté sans laxisme, mais accompagnée de gentillesse, fera remarqué le Ministre Sango.
A la fin de la cérémonie, le président du CNO a organisé une réunion avec les présidents de commission et leurs membres pour une prise de contact.

MCAT




Bilan 2019 du Ministère de la culture: Des acquis importants en dépit du contexte difficile

C’est face à un parterre de journalistes que le Ministre de la Culture, des arts et du tourisme, Abdoul Karim Sango a dressé le bilan de sa gestion de l’année écoulée ce 14 février 2020, à Bobo-Dioulasso.

Cet exercice participe au devoir de recevabilité et de transparence vis-à-vis du peuple burkinabè. Pour lui, le choix de Bobo-Dioulasso est lié au fait qu’au delà d’être la capitale économique du pays, la ville de Sya est une ville culturelle par excellence au regard de la richesse et de la diversité des activités qu’elle abrite. Par ailleurs, cette conférence se tient à la veille de l’installation du comité national d’organisation de la Semaine nationales de la culture.

Des résultats majeurs

Durant plus de deux heures de temps, le Ministre Abdou Karim a expliqué aux hommes de médias les grandes réalisations de son département.
Dans le secteur culturel et artistique, on peut noter des résultats majeurs tels que l’inscription des sites de métallurgie ancienne de fer au patrimoine mondial de l’UNESCO; le classement de 1679 biens meubles dans les registres d’inventaire des musées; l’organisation de conférences régionales sur la contribution de la culture à la prévention et à la lutte contre l’extrémisme violent dans plusieurs régions du pays; l’installation du comité en charge de travailler sur le retour des biens culturels du Burkina Faso qui se trouve à l’extérieur.

Dans le domaine du développement de l’entrepreneuriat culturel et des arts, il a, entre autres, évoqué l’organisation conjointe réussie du cinquantenaire et de la 26e édition du FESPACO; la signature de plusieurs accords de coopération culturelle avec la Chine, la Turquie, le Koweït, etc. la bonne tenue de la 15e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou, puis de l’adoption de deux projets de loi sur le livre et sur la protection de la propriété littéraire et artistique ainsi que la mobilisation de plus de 2 milliards de francs CFA au profit des créateurs.

De grands chantiers pour 2020

Malgré qu’il est durement éprouvé par la situation sécuritaire, les voyants au niveau du secteur du tourisme sont au vert. Pour preuve, le nombre de touristes est passé de 540 390 en 2018 contre 572070 en 2019. Ce secteur a aussi enregistré l’organisation de la première édition du prix de l’entrepreneuriat touristique; l’accompagnement technique et financière de 19 projets d’opérateurs touristiques.

En terme de perspectives, les défis majeurs reste g la réussite l’organisation de la SNC 2020; la réalisation du plan architectural de la cité des artistes de Bobo-Dioulasso; une plaidoirie auprès du ministère en charge de l’éducation pour l’introduction de module d’enseignement consacrés aux arts et à la culture.

La restructuration et le repositionnement de l’Office national du tourisme burkinabè pour mieux promouvoir la destination Burkina Faso ainsi de l’amélioration de la qualité des services touristiques.

Ce bilan jugé satisfaisant s’est réalisé dans un contexte d’insécurité et de mouvement sociaux. Le Ministre a d’ailleurs salué au passage, les partenaires sociaux pour leur sens d’écoute et leur esprit au dialogue pour obtenir ces différents résultats.

MCAT