Bilan du Ministre Abdoul Karim Sango: Un an d’inertie, une gestion médiocre imbue d’arrogance et d’irresponsabilités sans impacts selon la CORA/BF

Il ya de cela trois ans que la CORA/BF attirait l’attention des politiques sur la qualité mentale des hommes à nommer dans des postes de responsabilités comme les ministères et les institutions. Elle faisait cas aussi d’infestation du Burkina Faso par des complexés, qui sapaient le processus de développement de notre pays. 

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, 
La dynamique enclenchée par la CORA/BF dans le désenclavement des mentalités et le réchauffement de la fierté nationale a heurté la sensibilité des Burkinabè qui ont honte de leur culture et mal à leur fierté. Tout Burkinabè qui a honte de son village, de sa culture ne peut contribuer à la construction efficiente de son pays. 
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, 
La CORA/BF a été profondément choquée et attristée par les déclarations empreint d’insultes, de contre vérités, d’ignorance et d’arrogance du Ministre Abdoul Karim SANGO lors de sa conférence de presse bilan de son action à la tête du Ministère.
Le Ministre SANGO a voulu divertir l’opinion publique afin de voiler son bilan largement négatif à la tête du Ministère. Ce Ministère laissé dynamique en février 2018 avec des résultats concrets palpables sur le terrain a été vite assombri par l’inertie, le tâtonnement et la médiocrité.
La CORA/BF a d’ailleurs vite attiré son attention dès le mois de mai sur la morosité ambiante et les grandes préoccupations du monde de la musique à travers 3 correspondances et 4 déclarations respectivement publiées en mai, en juin, en octobre 2018 et en janvier 2019.
La qualité de la musique Burkinabè est un vieux débat que seuls les mentalement inferieur trouvent et continuent de nos jours à chanter pour cacher leur manque de fierté nationale.
La CORA/BF trouve inadmissible et irresponsable que le Ministre SANGO continue à se maintenir à la tête du Ministère malgré les résultats décevants enregistrés en une année. Il ne peut alors dire à des acteurs dont il ignore les qualités, de changer de métier parce que d’autres ont manifesté contre son inaction à la tête du Ministère. 
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, 
Dans nos correspondances adressées au Ministre SANGO et reprises par les déclarations de juin 2018 et de janvier 2019 nous avons exigé la relecture de l’arrêté 01-054/ MAC/SG/BBDA du 20 mars 2000 porteur de coefficients inexplicables, en déphasage avec nos réalités et causent en partie de la chute drastiques des droits de diffusion au BBDA dans l’ordre de 15 à 50% pour prés de 80% des artistes musiciens (au vue de nos statistiques) malgré l’annonce de l’augmentation globale. Les conséquences de l’application de cet arrêté et l’envolé des frais de gestion du BBDA à 49% en 2018 pèsent énormément sur les artistes musiciens. En réaction à cette préoccupation le Ministre SANGO nous a fais parvenir une correspondance erroné sans capacité d’analyse étalant ainsi toute son ignorance du monde de la musique et son manque de volonté à s’instruire.
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, 
Les multiplications des festivals et des animations feront croire aux esprits non avertit des questions du monde de la culture à une ébullition du monde culturel et de la musique. Certes sur le fait d’ébullition c’est vraie mais économiquement fade pour la plupart des artistes car très peu d’artistes bénéficient d’un cachet conséquent. Les promoteurs de ces festivals organisent en général leur événement grâce à la générosité de mécènes asphyxiés par une forte demande. Le peu de financement acquis est à plus de 90% consacré à la location de la logistique et autres frais liés à l’organisation comme le transport, la restauration, l’hébergement, etc. 
Les sponsors sous sponsorisent aussi les événements Burkinabè et offre plus d’égard aux événements impliquant des artistes étrangers d’où tout l’intérêt d’une réglementation du sponsoring. 
Le Ministre SANGO au lieu de passer à l’analyse de cette situation et à trouver des solutions pour rendre dynamique ce secteur d’activité culturel et encourager les acteurs, il les a plutôt traité d’escrocs pour décourager les mécènes et les rares sponsors qui continuent à soutenir le secteur au bénéfice de tout le Burkina Faso . 
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes
La paupérisation du monde de la musique s’accentue aussi par les misérables cachets que certaines administrations publiques paient aux artistes. Le comble est que certaines administrations publiques se jouent de l’article 14 de la constitution en prenant l’argent public pour organiser des événements où elles ne paient que des artistes étrangers.
Au delà de ces problèmes, le Ministère de la culture n’a jamais porté un projet structurant capable de mettre en branle l’économie de toute la filière.
Si le gouvernement dit vouloir faire du secteur de la culture notamment la filière musicale un secteur professionnalisé et porteur d’emplois et de devise il ne doit en aucun cas accepter payer des cachets de misère au risque de saper cette ambition. La CORA/BF trouve alors pertinent cette question d’adoption de cachets minimaux pour les activités de l’état.
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes,
La CORA/BF trouve aberrant ces déclarations outrageantes du Ministre de la culture qui semble avoir accepté ce poste pour améliorer son CV, que par ambition de travailler pour le Burkina Faso.
Vu les résultats décevant de son action et son manque de considération pour les acteurs, il était opportun qu’il dépose sa démission pour incapacité à trouver des solutions pour les préoccupations du monde de la culture. 
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, très chers artistes
Conjuguons ensemble les efforts pour un nouveau Burkina fier de ses artistes, de sa culture et débarrassé du complexe d’infériorité d’une certaine catégorie de sa jeunesse aux mentalités importées.
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, 
La CORA/BF interpelle son excellence Monsieur le Premier Ministre Christophe Dabiré et le demande de tirer les conséquences de telles actes qui n’honorent pas et qui ternie l’image du Burkina Faso.
La CORA/BF invite de le Ministre SANGO à s’abreuver de la sagesse, du patriotisme, de l’intelligence et de la fierté nationale des grandes personnalités comme Mahamoudou OUEDRAOGO, Tahirou BARRY, Yssouf COMPAORE, Martin ZONGO, Prosper COMPAORE .
On ne peut pas se construire avec la culture de l’autre ; rêvons d’une culture Burkinabè capable d’apporter des emplois fiables, de contribuer à l’économie nationale et puissante pour se hisser dans le concert des cultures planétaires.

CORA/BF, Améliorer et maintenant




Art et culture: Marly G, le médecin qui chante N’dolo

Doc’Rimeurs, c’est ce groupe d’étudiants en médécine que nous avions rencontré à l’occasion de la conférence sur la paludisme qu’ils avaient tenu l’année dernière à Saaba. Aujourd’hui, c’est Marly G, le lead vocal du groupe, qui vient à nous. Il s’agit pour lui de nous présenter son dernier cru “N’dolo” et d’annoncer son album qui sortira bientôt. Voici l’intégrale de l’interview.

Radio Burkindi:  Bonjour Gael, comment tu vas?

Marly G:On ne se plaint pas trop, on est toujours dans le combat perpétuel de la vie.

R.B: A l’état civil, comment tu t’appelles?

M.G:: C’est pareil. C’est Coumba Marly Gael, j’aime toujours embêter mes amis en leur disant de prononcer le G en anglais, ça fait plus soft.

R.B: Une question, est-ce que Marly G est très croyant?

M.G:: Très exact, je suis très croyant, et ce depuis le bas âge; c’est la famille, c’est ainsi. Il faut dire que je commence à chanter à l’église, dans les chorales et j’ai ensuite décidé de voler de mes propres ailes.

R.B: Marly G est-il un artiste gospel?

M.G:: Je suis tenté de dire oui et non à la fois, car il est vrai que je n’ai pas encore mis sur le marché un titre du genre.

R.B: Quelle est ton actualité du moment?

M.G:: Mon actualité en ce moment est la sortie de mon premier single intitulé N’dolo. C’est en langue douala du cameroun et cela signifie “amour”.

R.B: Qu’est-ce qui t’a inspiré? C’est une histoire vécue?

M.G:: C’est tiré du quotidien, c’est la vie. Ca parle d’amour, ça résume une rencontre et une décision finale prise par deux êtres; on se rencontre on fait face à plein de difficultés, aux commérages et aux ragots, mais en fin de compte l’amour triomphe. C’est cela. Le son est tiré d’une expérience personnelle. Il faut dire qu’il a été composé depuis deux ans maintenant.

R.B: Y a t-il une collaboration dans cette chanson?

M.G:: Non, j’y suis allé en solo. Nous avons déjà un groupe, mais j’ai décidé de faire cette chanson seul.

R.B: Dans quelles conditions le titre a t-il été enregistré?

MG: La chanson a été enregistrée dans des conditions assez difficiles, il faut le dire. D’abord, ma profession (médecin, ndlr) ne me permettait pas de me consacrer vraiment à l’activité, qui nécessite, il faut bien le dire, du temps et surtout de l’implication. Il fallait jongler entre l’hôpital et le studio. Ensuite, il y a le groupe Doc’ Rimeurs dont je suis le leader vocal, et qu’il faut porter…Enfin, cela n’a pas été facile de trouver le bon studio, car je suis vraiment pointilleux en matière de qualité sonore, de bon studio. Une fois que j’ai décidé du choix du studio, cela a pris 10 mois pour enregistré le seul morceau.

R.B: Quel est le retour que tu attends de ce son?

M.G:: J’attends de ce son un retour positif de mes fans, de ceux qui sont tendres envers le R’nB qui est malheureusement en train de chuter. Disons que je suis un “lover” et mes thèmes tournent autour de l’amour essentiellement.

R.B: Y a t-il d’autres thèmes que tu abordes dans l’album qui est en préparation?

M.G:: Oui, je parle également de la vie, des difficultés et de la persévérance, sans que pour autant ils ne se détachent vraiment du thème central de l’amour.

R.B: Parle nous de l’album qui va sortir!

M.G:: L’album sortira si tout se passe bien en fin d’année 2019. J’aime bien faire les choses et ne pas me presser, car mon premier single m’a pris 10 mois; J’ai même déjà enregistré une seconde chanson intitulée “Réflexion” que j’ai encore conduite seul.

R.B: Tu nous a signalé que ta profession te prenait beaucoup de temps, peux tu nous éclairer davantage?

M.G:: Je suis médécin généraliste, depuis peu je viens de recevoir un coup de fil qui m’a informé que j’étais désormais DES en gynécologie-obstétrique.

R.B: Toutes nos félicitations!

M.G:: Merci.

R.B: L’album sort en fin 2019, d’ici à là est-ce qu’il y a des actions au programme en terme de communication?

M.G:: Oui, nous avons déjà un planning détaillé, des invitations déjà en cours, mais il faut dire que je mets également un point d’honneur à ce que les activités de notre groupe Doc’ Rimeurs ne soient pas mises en second plan. Donc nous priorisons celles du groupe d’abord.

R.B: Un mot à l’endroit de tes fans?

M.G: Mon mot de fin est pour les fans et pour tous les amoureux de musique qui font dans un autre métier. Il est difficile d’accepter et de concevoir qu’un médécin fasse de la musique. Mais vous savez, on aura beau étouffer nos talents, cela remonte toujours à la surface. Donc, ne jamais laisser ce pour quoi vous êtes fait.

Merci à tous pour le soutien et à Radio Burkindi. On est ensemble!

(Interview réalisée en décembre 2018)

 

 

 

 

 

 




Rapatriement de biens culturels africains de la France : Le Burkina est prêt pour accueillir 1088 objets

Toutes les dispositions sont prises pour que le Burkina Faso accueille ses biens culturels estimés à environ 1088 objets selon le rapport des experts Felwine Sarr et Bénédicte Savoy commis par le Président francais Emmanuel Macron pour dresser l’inventaire des biens culturels africains dans son pays.

Cette assurance a été donnée au cours d’une conférence de presse organisée par le Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, ce 29 novembre 2018 à Ouagadougou.

Les conférenciers, le Secrétaire général du Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Paul Koudougou et le Pr Jean Célestin Ky enseignant en Histoire de l’Art à l’université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo ont livré les éléments d’informations sur la question du rapatriement des biens culturels burkinabè et la demarche suivie par l’Etat burkinabè depuis la déclaration faite par Président Macron le 28 novembre 2017 à Ouagadougou de restituer les biens culturels africains à leurs pays d’origine.

Face au débat né depuis cette annonce, M. Koudougou a estimé que cette question n’est pas nouvelle pour son pays. « Déjà en 2008, le Burkina Faso avait procédé au rapatriement de près de 33 heures de documents sonores inédits collectés par des chercheurs français depuis les années 30 », a-t-il affirmé.

Selon le Pr Jean Célestin Ky, au-delà du Burkina Faso, ce sont environ 45 000 biens culturels africains qui ont été répertoriés au musée du Quai Branly en France.

Le Directeur général du patrimoine culturel, Dr Vincent Sédogo et le Directeur général du Musée national, Alassane Waongo ont également éclairé les lanternes des journalistes sur les questions relatives la gestion des biens à rapatrier.

Présent à cette conférence de presse, l’Ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre de Cabane, a toutefois précisé que sur les 1088 biens culturels burkinabè, « il y a 733 qui sont entrés dans les collections avant les indépendances », le reste étant entré en France probablement de façon frauduleuse.




Le reggae admis au patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Le reggae a été admis ce jeudi au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco en raison de sa “contribution” à la prise de conscience internationale “sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité”

L’Unesco a souligné “la contribution” de cette musique jamaïcaine à la prise de conscience internationale “sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité, et sa dimension à la fois “cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle”

Le reggae rejoint ainsi une liste de quelque 400 traditions culturelles (chants, danses, spécialités gastronomiques ou célébrations) allant de la pizza napolitaine au zaouli, musique et danse des communautés gouro de Côte d’Ivoire.




Fespaco 2019: Le comité d’organisation officiellement installé

Le comité d’organisation de la 26 è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a été officiellement installé, en cette matinée du 2 novembre 2018 à Ouagadougou, par le Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango. 

Ce comité dirigé par le journaliste Yacouba Traoré aura la lourde tâche de mettre les petits plats dans les grands afin de bien organiser l’évènement. L’année 2019 consacrera le cinquantenaire du FESPACO. C’est donc une double célébration de la fête du cinéma africain.

Pour réussir leur mission, le Ministre Sango a indiqué aux membres du comité d’organisation « qu’ils ont l’obligation de faire preuve de toutes les imaginations possibles afin de faire briller ce cinquantenaire.

De sorte qu’au sortir de la 26 è édition et du cinquantenaire, plus personne, quelque part, ne conteste le leadership du Burkina Faso en termes de pays phare du cinéma africain. »

Le FESPACO 2019 aura lieu du 23 février au 02 mars prochain sous le thème : « Confronter notre mémoire et forger l’avenir d’un cinéma panafricain dans son essence, son économie et sa diversité ».
Source : DCPM / Ministère de la Culture




Burkina Faso : Ouagadougou, Ouverture de la seconde édition du ‘’Baba Village Festival’’.

L’ouverture de la deuxième édition du ‘’Baba village festival’’, se tiendra du 18 au 21 octobre 2018 sur le terrain de la mairie bogodogo situé non loin du site du salon international de Ouagadougou (SIAO).

‘’Baba village Festival’’ est un évènement culturel qui a vu le jour en octobre  2017. Initié par l’artiste musicien chanteur burkinabè Belemgnegré Florent plus connu, de son nom artistique’’ Floby’’, et de son producteur ‘’Papus Ismaël Zongo’’, qui ont eu la brillante idée de faire revivre les moments fort du village à la population burkinabè.

Ces deux Géants qui se battent pour la promotion de la culture burkinabè, ont décidé de faire venir le village à nous,  puisque le festival sera à l’image de nos traditions, de nos valeurs culturelles.

En effet l’objectif est de rappeler à tout un chacun qu’il vient de quelque part, et donc  nous ramener aux sources. Pour ce faire durant le déroulement du festival il y aura entre autre, des contes, blagues, de la musique qui seront à l’image de la tradition.

Papus nous raconte que le festival né de l’imagination, vise à : « amener la tradition à côtoyer la modernité», et que les attentes au-delà du festival est de faire découvrir la musique, la culture et les mets traditionnels.

Aussi le festival a pour but, le brassage culturel entre la modernité et la tradition. Le festival vise à nous plonger en plein cœur du village, à travers la décoration et des scènes qui mettront à nu les rythmiques et pratiques du village.

Le commandant Papus, producteur de Floby, a précisé à la presse lors de la conférence qui s’est tenu ce mercredi16 octobre  de 10 h à 11 h, au ‘’Mask Night-Club’’, à Ouaga 2000, que la particularité du festival de cette année sera la thématique.

Les thèmes porteront sur la cohésion sociale. Pour lui, nous devrons «  mettre nos différences idéologique de côté, car au-delà de nos appartenances politique nous sommes avant tout des fils et filles de ce pays », affirme t’il.

En plus de la musique, il y aura entre autre des concours de décoration entre les différents stands, et les meilleurs seront récompensés.

Autre point abordé pendant la conférence fut la question de la sécurité. À cela, Floby et le commandant Papus demandent à la population de ne pas s’inquiéter car la police nationale sera présente, pour assurer la sécurité des festivaliers.

Il faut noter que’’ Baba Village Festival’’, a beau être un village fictif, imaginaire, il y aura cependant de vrais chefs coutumiers envoyés par’’ sa Majesté le Mogho Naaba’’, qui apporteront leurs soutien moral, bénédiction et conseil au nouveau chef Floby tout au long du festival.

Ces dernier de par leur expérience, viendront encadrer le’’ baba ‘’de la cérémonie, lui inculqueront les valeurs d’un chef pour le bon déroulement de l’évènement.

Yasmine Traoré




Arts plastiques:De jeunes talents félicités par le Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme

Le Ministre Abdoul Karim Sango a reçu, le mercredi 10 octobre 2018, les lauréats de la 8 è édition du concours ‘’Talents scolaires’’ et les participants à la 9 è édition de ‘’Art vacance 2018’’ . “Éducation civique en milieu scolaire” et « Sauvegardons l’environnement par nos œuvres artistiques » tels étaient les thèmes respectifs des deux événements initiés Duiyien Jules Maxime Bassolé. L’objectif est de permettre aux jeunes de s’épanouir et de s’exprimer à travers l’art, a expliqué M. Bassolé au sortir de la visite chez le Ministre. Au terme de ces activités, il est venu présenter au premier responsable en charge de la culture les jeunes talents accompagnés de quelques parents. Le Ministre Sango a encouragé et félicité les artistes qui lui ont offert, en cadeau souvenir, un tableau peint au cours de ‘’Art vacance 2018’’.




Affaire liste des acteurs culturels soutenu par Tahirou Barry: “J’avoue avoir bénéficié d’une subvention du ministère de la culture, mais…” Basic Soul

J’avoue que mon nom s’est retrouvé en tête (je ne sais trop comment) de cette liste publiée dans le dernier numéro 164 du Courrier confidentiel. J’avoue avoir bénéficié comme les plus de 250 autres personnes d’une subvention du ministère de la culture.

Mais me concernant, c’est n’est pas un scoop puisque je l’ai publié ici même avec photos à l’appui lors la dédicace de mon dernier album le 26 janvier 2017 au cours de laquelle le ministre Tahirou Barry était présent avec plusieurs dizaines d’autres invités.

De quoi s’agit-il ?

Les contrôleurs de l’ASCE-LC sont allés fouiner dans les comptes du ministère de la culture, gestion 2017, période où Tahirou Barry était ministre. Les contrôleurs ont conclu qu’une partie des soutiens financiers accordés au monde artistique et culturel est “sans base légale” et par conséquent ils recommandent que Tahirou Barry rembourse plus de 442 millions.

L’ASCE-LC a fait un travail remarquable que je salue. Ce travail doit d’ailleurs concerner les périodes antérieures où ces mêmes pratiques décriées avaient cours afin que d’autres listes soient mises sur la place publique. J’avoue qu’en 20 ans de carrière, c’est la première fois que le ministère de culture m’accorde personnellement une subvention.

Dans la liste présente, ceux qui m’accusent ont omis de citer d’autres noms. Ils n’ont pas dit par exemple que Maitre Pacéré Titinga, Jacob Daboué (ancien DG CENASA, ancien directeur du parc automobile de l’Etat), Marguerite Daonnio (présentatrice à la RTB) y figurent.

Ils ont omis de signaler le nom de Pascaline Tamini (ancien ministre du gouvernement Tertius Zongo) et de Dramane Konaté qui se trouve être l’actuel conseiller technique du ministre de la culture Abdoul Karim Sango. Ils ne citent pas non plus Domba Jean Marc Palm, écrivain, troisième vice-président du MPP et surtout président du Haut conseil de dialogue social. Et tant que tel, Domba serait très utile dans la résolution de cette crise ouverte, ceci dit en passant.
Il y a même un homme de Dieu : l’Abbé Hien Ferdinand.

Le journal Courrier Confidentiel confie que « des procédures pourraient être engagées pour la levée de l’immunité parlementaire de l’ex-ministre, devenu député. » mais précise que « Cette affaire n’est pas en tant que tel un détournement de deniers publics. Ni de dépenses sans pièces justificatives ».

Il ne s’agit pas de défendre le ministre qui est assez grand et connait suffisamment les arcanes politiciennes pour se défendre tout seul. D’ailleurs Courrier Confidentiel a également publié les réponses de Tahirou Barry à tous ces reproches. S’il doit aller devant la justice pour répondre, qu’il en soit ainsi.

Il s’agit plutôt d’interpeller chacun des bénéficiaires à la solidarité.

A tous ceux qui ont leur nom sur cette liste et qui reconnaissent avoir reçu une subvention, ne serait-il pas indiqué, en cas de condamnation, de contribuer au remboursement des sommes ?

N’est-ce pas Basseratou Bassératou KindoKouama Miguel, Neya Pema ou encore Thiombiano Annick Fabienne, vous qui avez aussi votre nom sur cette fameuse liste ?

Pour finir, je vous livre une liste partielle de bénéficiaires dont le nom à l’état civil figure sur la « liste noire » :

MUSIQUE
Bil Aka Kora, Zougnazaguemda, Awa Melone, David le combattant, Tall Mountaga, Madess Madess, MC Z, Mawndoe (Yeleen), Baz Bil, Kisto Koimbre, Pamika, SamsK le Jah, Dick Marcus, Issouf Compaoré, Donsharp de Batoro, Bamos Théo, Fat Lion, Nous Nabil, Adji, Adama Prince Zoetaba, Basic Soul, Nana Bibata, Reine Akoandambou, Silga Richard …

CINÉMA ET THÉÂTRE
Samira Sawadogo – Inspectrice Mouna, Augusta Palenfo et Paré Georgette (comédiennes), Adama Rouamba (cinéaste), Alain Hema et Gustave Sorgho(comédiens), Son excellence Gerard Ouedraogo (humoriste) …

SPECTACLES ET ÉVÈNEMENTIELS
Jah Press, Papus Zongo, Mascotte Joseph Tapsoba (émission Cocktail),Hervé David Honla, DJ Alexis, Zopito, Traoré Seydou Richard (Seydoni),Bationo TelesphoreAboubakar Kerson Kere, Dabou Aboudou Dabs, Papa Darga, Koudbi Koala (NAK de Koudougou), Désiré Kodjo, Moussa Dembélé (Fitini Show), Zabsonré Georges (école de musique dernière trompette), Issa Napon, Benjamin Bamogo …




Affaire liste des acteurs culturels soutenu par Tahirou Barry :”Je n’ai jamais soumis un dossier au MCAT en 2017″ Dramane Konaté

L’on se souvient que dans la liste des personnes qui ont étés soutenue par Tahirou Barry sans base légale figure le nom de Dramane Konaté. Dramane Konaté actuel conseillé du Ministre de la culture ne se sent pas concerné puisque selon lui il s’agirait d’un homonyme.

“Pour les ami(e)s qui auront lu la dernière parution du Courrier Confidentiel, en date du 25 septembre 2018, sur le rapport d’audit financier et comptable du Ministère de la culture, gestion 2017, beaucoup s’étonneront de voir un certain KONATE DRAMANE ayant bénéficié d’une subvention de 500.000 FCFA.

Rassurez-vous, je demeure toujours dans la ligne que je me suis imposée : intégrité et franchise.

Je n’ai jamais soumis un dossier au MCAT en 2017. J’avais plutôt un dossier de remboursement de frais de missions, géré par Jean Claude Dioma au sortir de la Transition en début janvier 2016.

Aussi s’agirait-il d’un homonyme parfait ? Quelqu’un aurait-il soumis en mon nom une requête au MCAT en imitant ma signature ? Combien de décharges sont dans ce cas avec des montants faramineux ? Enquête parallèle à mener…
Si le tableau établi par la DAF avait une rubrique sur les activités culturelles organisées avec les subventions indûment perçues selon l’ASCE/LC, cela pouvait aider le contribuable burkinabè à comprendre.

Certains opérateurs culturels eussent pu bénéficier de la subvention sans jamais organiser l’activité en question. Nous l’avons vu avec le PSIC I et II, et surtout n’oublions pas, nous sommes au Faso (je n’ose pas dire BURKINA) du lilib, du mouta mouta…”




L’ex Ministre Tahirou Barry sommé de rembourser plus de 477 millions

Un audit sur la gestion financière et comptable 2017 du ministère de la culture des arts et du tourisme réalisé du 1er au 31 mars par l’autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE/LC), révèle que qu’il y a eu des passations de marché par entente directe en porte à faux avec la loi.

Selon le rapport des contrôleurs de l’Asce/Lc un marché par entente directe estimé à 310 millions de francs Cfa a été octroyé à l’artiste sculpteur Jean Luc Bambara qui était chargé de concevoir et d’implanter des œuvres artistiques dans plusieurs provinces du Burkina, rapporte le journal « courrier confidentiel » qui cite ce rapport d’audit.

Dans leur rapport d’audit, les contrôleurs de l’Asce/Lc estiment que l’ex ministre a accordé des soutiens financiers sans base légale. A ce titre, le rapport révèle entre autres qu’une somme de 25 millions de francs Cfa a été octroyée par le ministre pour la réhabilitation d’un hôtel, pour terminer la construction d’un autre hôtel et la création d’une école de musique. Pour ce cas précis, il ressort que « les bordereaux de livraison et les attestations de services faits qui sont remis à la DAF comme pièces justificatifs sont de faux documents car ils ont été produits et fournis avant la réalisation des différents projets. Le montant des soutiens directs accordés par l’ex ministre de la culture s’élève à 442 070 198 de francs Cfa.