Sport : des centaines de sportifs au « Marathon des échangeurs » de BF1

Conférence de presse  du comité
d’organisation du « Marathon des échangeurs » de la télévision
privée BF1 

Les athlètes en compétition
viendront essentiellement du Burkina Faso et des pays de la sous-région
ouest-africaine. Cette deuxième édition est placée sous le thème « le
casque peut sauver une vie ».

Selon le président du comité d’organisation M. Bili Edouard
Tiéno, «au Burkina Faso nous enregistrons annuellement près 6452 accidents de
la circulation routière et les 9/10 concernent les 2 roues. Dans ce groupe, les
6/10 des victimes ont entre 16 et 35ans et 4/10 de ces derniers, subissent des
blessures à la tête (BNSP2017). Malheureusement, ces chiffres ne cessent de
croître ».

Outre cet état de fait, BF1 se donne pour mission
d’inculquer « la combativité, la persévérance, l’abnégation et le
dépassement de soi, à toute la nation en général et à la jeunesse burkinabé en
particulier et pense que le sport est le meilleur moyen d’atteindre cet
objectif ».

Pour elle (BF1), cette dynamique se vérifie à travers ces
évènementiels sportifs qu’elle organise tous les deux ans, notamment Bf1
freestyle, bf1 muscl’or et l’étalon du sable qui est à sa 1ere édition.

A en croire le président du comité d’organisation, ils
souhaitent « créer une attraction, faire parler du Burkina, faire parler
de Ouagadougou, ressusciter son âme et comme dans les autres pays capitales de
la sous-région, avoir notre rendez-vous annuel de 42 kmn195 ».

Les inscriptions sont ouvertes à partir de ce mois d’avril
jusqu’au 16 juin. Les athlètes peuvent s’inscrire à la fédération burkinabè
d’athlétisme sis au stade du 4 Août, à la télévision BF1 et sur le site de la
télévision www.bf1.tv

Le vainqueur de cette compétition en homme recevra 1
000 000F, une médaille et une attestation de participation, pendant que
chez les dames, la gagnante repartira avec 400 000F,  une médaille et
une attestation de participation.

Il est également prévu des prix intermédiaires pour les 09
meilleurs hommes et des prix d’encouragements pour ceux classés du 11ém au
20éme rang.

La compétition est placée sous le patronage du Mogho Naba
Baongo et de la présidence du ministre des sports et des loisirs Daouda
Azoupiou. C’est le bourgmestre Béouindé Armand Roland qui en est le parrain.

Agence d’information du Burkina (AIB)
as/ad

Yasmine Traore.




LAUREATS FAMA 2019

Le Fama de l’année
. Ibrahim Keita

Artiste de l’année
. Floby

Prix de l’Ambassade du Maroc
. Amzy

Promoteur de l’année/Prix Silvain Mozak
. Abdoulaye Diallo/Festival ciné droit libre

Réalisateur vidéo-clip de l’année
. Propulsion picture6/Limachel-Rivière de feelling

Graphiste de l’année
. Doulse beatz (Bobo-Dioulasso)

Producteur musical de l’année
. Jerôme Zoma/Sofiano et Ashley

Manager de l’année
. Ibrahim Zerbo dit PDG/Malika La Slamazone

Arrangeur de l’année
. Petit Jeannot/Floby-Wakato

Journaliste culturel de l’année
. Madiega Tibiafouba/Africa stars

Tube de l’année
. Weedo/Floby

Chanson pour le civisme et la citoyenneté
. Vivre ensemble/Sana Bob

Chanson pour la valorisation des langues nationales/Prix spécial 
. Ado Léontine Gorgo
Tor Hanla/Marie Gayeri

Jeune maître de cérémonie
. Fredy Lino

Fama d’honneur 
. Farhat Bouazza/Ambassadeur du Maroc au Burkina Faso
. Monique Séka/Chanteuse ivoirienne 
. Harouna Kaboré/Ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat




Cristalline accouche de “Zounouon”

Cristalline, de son vrai nom Christine Somé, a au cours d’une conference de presse le vendredi dernier présenté son premier album composé de dix titres, dénommé «Zounouon» qui signifie «la chance» en langue dagara.

Cet album est teintés de sonorités High-life et d’Afro beat melangé a des rythmiques dagaré qu’elle a choisit de baptisée le “Dag life”. Une inspiration du High-life Ghanaeen. Le premier opus de celle là qui se surnommait à l’époque Dj Christine évoque l’éternelle question de l’amour entre les Hommes à travers les titres “ Aime moi “ et “ You and me “.

Pour Christine Somé, avec la présentation de son nouvel album, c’est une passion d’enfance qui vient de se concrétiser. Son inspiration vient de ses moments de solitude, de sa vie d’orpheline.

Donnant son avis sur la musique burkinabè, l’artiste estime qu’elle ne peut s’illustrer sans intégrer la fusion tout en conservant sa souche et son identité folklorique.




Kundé 2019: Floby, Maï Lingani et Nabaloum à la conquête de l’or

Les KUNDE, cérémonie de récompense des meilleurs artistes au Burkina Faso, se tiendra cette année le vendredi 26 avril 2019 à Ouagadougou.

Cet évènement culturel majeur du continent s’est forgé une respectabilité internationale qui conforte le leadership culturel du Burkina Fado et le positionne comme le rendez-vous musical le plus attendu des mélomanes, des médias, des artistes et des professionnels KUNDÉ show-biz burkinabè et africain.

La première conférence de presse des KUNDE 2019 a eu lieu ce mercredi 20 mars 2019 à l’Hôtel Laïco Ouaga 2000.

Cette conférence de presse avait pour objectif de donner la liste des nominés dans les différentes catégories des Kundé 2019.

Dix catégories de prix principaux et cinq catégories de prix spéciaux forment les quinze catégories de l’édition 2019.

LES PRIX PRINCIPAUX (10 CATEGORIES)

KUNDE D’OR
A. Floby
B. Maï Lingani
C. Nabalüm

Kundé du meilleur artiste traditionnel 
A. Fati Sidpayété
B. Madi Zampou
C. Marie Gayeri

Kundé du meilleur artiste de musique religieuse 
A. Alain Gires
B. Jonathan Napon
C. Nicole Kaboré

Kundé de la meilleure chanson moderne d’inspiration traditionnelle 
A. Lobbo (Sadjio Kodda) 
B. Weedo (Floby)
C. Yélélé (Maï Lingani)

Kundé de l’artiste le plus joué en discothèque
A. Dez Altino
B. Floby
C. Imilo Lechanceux

Kundé du meilleur clip vidéo
A. Bangue pinda (Dez Altino) 
B. Black (Nabalüm)
C. Only love (Greg)

Kundé de la révélation
A. Amzy
B. Big Solid
C. Tanya

Kundé de l’espoir
A. Big Solid
B. Kalam
C. Naël Melerd

Kundé du meilleur featuring burkinabè
A. Dankan (Saga Den feat Barack la voix d’or )
B. Hymne à la nation (Kezi feat Donsharp De Batoro)
C. Ya paalé (Fush feat Dez Altino)

Kundé du meilleur artiste féminin 
A. Maï Lingani
B. Malika la slamazone 
C. Nabalüm

II. LES PRIX SPECIAUX (05 CATEGORIES)

Kundé du meilleur artiste burkinabè de la diaspora
A. Audrey (Canada)
B. Bass Mandelson (France)
C. IBK (France)

Kundé du meilleur artiste étranger vivant au Burkina Faso
A. Bibich Sérénité (Côte d’Ivoire)
B. Kabila Scofield (Côte d’Ivoire)
C. King Faya (Côte d’Ivoire)

Kundé du meilleur artiste de l’Afrique de l’Ouest
A. Kerozen (Côte d’Ivoire)
B. Soul Bang’s (Guinée)
C. Toofan (Togo)

Kundé du meilleur artiste de l’Afrique centrale
A. Roga Roga (Congo)
B. Shan’l (Gabon)
C. Tenor (Cameroun)

Kundé du meilleur featuring de l’intégration africaine
A. Mina [ Sofiano (Burkina Faso) feat Erickson le Zulu (Cote D’Ivoire)]
B. N’nonga fo [ Imilo Lechanceux (Burkina Faso) feat Chidinma (Nigeria)]
C. Wili kana [ Cheezy (Burkina Faso) feat Iba One (Mali)]




Maï Lingani, nouvelle présidente de l’association des musiciennes du Burkina

La chanteuse Maï Lingani vient d’être portée à la tête de l’Association burkinabè des femmes artistes musiciennes (ABFAM).

Selon cette source, le nouveau bureau de l’ABFAM composé de six membres dont le mandat est de trois ans, a été dévoilé aux journalistes, hier vendredi à Ouagadougou, lors d’une conférence de presse.

A l’occasion, la nouvelle présidente de l’association, Maï Lingani, a décliné les grands projets en vue, durant le mandat du bureau qu’elle dirige.

Il en ressort, entre autres activités, l’organisation des 72 heures de l’ABFAM, l’organisation de conférences-débats trimestrielles sur les thèmes liés à la vie de la femme musicienne et l’organisation d’une conférence des artistes musiciennes de l’espace UEMOA sur l’intégration et la paix.

L’Association burkinabè des femmes artistes musiciennes (ABFAM) a été créée en avril 2015, avec pour objectif «d’assister, de conseiller, et soutenir les musiciennes dans leur lutte pour la sauvegarde et la valorisation des principes de leur profession».

Le premier bureau dont le mandat est fini depuis mai 2018, avait à sa tête l’artiste musicienne Amety Méria qui y a fait trois ans.

La structure compte, à ce jour, 74 membres et son siège est basé à Ouagadougou.

En vue d’impliquer les artistes musiciennes des autres régions du Burkina Faso, il est prévu la création des cellules régionales de l’ABFAM.

Agence d’information du Burkina




FESPACO 2019 : « The mercy of the jungle » de Joël KAREKEZI sacré Etalon d’or de Yennenga.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et son homologue rwandais, Paul Kagamé, dont le pays est l’invité d’honneur de la 26e édition du FESPACO, ont procédé dans la soirée de ce samedi à la remise du prix « Etalon d’or de Yennega » au réalisateur rwandais, Joël Karekezi, pour son film « The mercy of the jungle ».

C’était lors de la cérémonie de clôture du FESPACO, qui a connu aussi la présence du président malien, Ibrahim Boubacar Kéïta, champion de l’Union africaine pour les questions de culture et d’héritage.

« The mercy of thé jungle » de Joël Karekezi succède donc à « Félicité » du sénégalais Alain Gomis.

Il a remporté le trophée et la somme de 20 millions de FCFA. Une trentaine de prix officiels et de prix spéciaux ont été décernés au cours de cette soirée de clôture de la 26e édition du FESPACO, qui coïncidait avec le cinquantenaire de la biennale du cinéma africain. 

Le délégué général du FESPACO, Ardiouma Soma, s’est réjoui de la bonne tenue de cette édition 2019, malgré la situation sécuritaire au Burkina Faso et dans la sous-région. Il a remercié les présidents rwandais et malien pour avoir fait le déplacement de Ouagadougou en vue d’honorer l’organisation de cette 26e édition. 

« Par votre présence à cette cérémonie, vous avez écrit une lettre d’or, une page de l’histoire du cinéma africain et de la diaspora », a indiqué le délégué général du FESPACO aux deux présidents invités. 

434 séances de projection en une semaine, dans neuf salles de cinéma, 68 autres dans les quartiers périphériques de la capitale, et plus de 145 millions FCFA distribués au titre du palmarès officiel, c’est le bilan dressé par Ardiouma Soma, de cette édition de la biennale du cinéma africain.

FESPACO 2019 : Le palmarès officiel

FICTION LONG METRAGE

👉🏾 Etalon d’or de Yennenga
THE MERCY OF THE JUNGLE de Joel KAREKEZI du Rwanda
👉🏾 Etalon d’argent
« KARMA », Khaled YOUSSEF de l’Egypte
👉🏾 Etalon de bronze 
« FATWA », Mahmoud BEN MAHMOUD de la Tunisie
👉🏾 Meilleure interprétation masculine
Marc Zinga, dans le film « THE MERCY OF THE JUNGLE » de Joel KAREKEZI du Rwanda
👉🏾 Meilleure interprétation féminine 
Samantha Mugatsia, dans le film RAFIKI, Wanuri KAHUI du Kenya
👉🏾 Meilleur scénario
-1er « REGARDE-MOI » (LOOK AT ME), Nejib BELKADHI de la Tunisie
-2e « KETEKE », Peter SEDUFIA du Ghana
👉🏾 Meilleure image
« MABATA BATA », Joao Luis SOL DE CARVALHO du Mozambique
👉🏾 Meilleur son 
« KARMA » Khaled YOUSSEF de l’Egypte
👉🏾 Prix de la meilleure musique
« SEW THE WINTER TO MY SKIN », Qubeka JAHMIL X.T de l’Afrique du Sud
👉🏾 Prix du meilleur décor
« DESRANCES », Apolline TRAORE du Burkina Faso
👉🏾 Prix du meilleur montage 
« MABATA BATA », Joao Luis SOL DE CARVALHO du Mozambique
👉🏾 Prix Oumarou Ganda 
ILA AKHIR EZZAMAN (JUSQU’A LA FIN DES TEMPS), Yasmine CHOUIKH de l’Algérie
FICTION COURT METRAGE
👉🏾 Poulain d’or
« BLACK MAMBA », Amel GUELLATY de la Tunisie
👉🏾Poulain d’argent
« UNE PLACE DANS L’AVION », Khadidiatou SOW du Sénégal
👉🏾Poulain de bronze
« UN AIR DE KORA », Momar KANDJI du Sénégal
FILMS D’ANIMATION
👉🏾1er prix 
« BRISKA », Nadia RAIS de la Tunisie
👉🏾2e prix
« UN KALABANDA A MANGE MES DEVOIRS », Raymond MALINGA de l’Ouganda
👉🏾Prix du jury
DA TSYSY DA de Tojo Niaina RAJAOFERA de Madagascar
SERIES TELEVISUELLES AFRICAINES
👉🏾1er prix
« PETITES HISTOIRES, GRANDES VERITÉS (PHGV) », Ambrose B. COOKE Ghana
👉🏾 2e prix
« BLOG », Akre Loba Diby MELYOU de la Côte d’Ivoire
DOCUMENTAIRE LONG METRAGE
👉🏾 Etalon d’or
« LE LOUP D’OR DE BALOLÉ », Aïcha BORO du Burkina Faso
👉🏾 Etalon d’argent
« AU TEMPS OÙ LES ARABES DANSAIENT », Jawad RHALIB du Maroc
👉🏾 Etalon de bronze 
« WHISPERING TRUTH TO POWER », Shameela SEEDAT de l’Afrique du Sud
DOCUMENTAIRE COURT METRAGE
👉🏾 Poulain d’or
« AGAINST ALL ODDS (CONTRE TOUTE ATTENTE) », Charity Resian NAMPASO/ Andréa IANNETTA du Kenya/ Italie
👉🏾 Poulain d’argent
« ZANAKA-TENY NOMEN’I FELIX (AINSI PARLAIT FELIX) », Nantenaina LOVA de Madagascar
👉🏾 Poulain de bronze
« TATA MILOUD », Nadja HAREK de l’Algérie / France
FILMS DES ECOLES AFRICAINES DE CINEMA
2e prix « MAISON DE RETRAITE », N. Ismaël Césaire KAFANDO, de l’Institut Supérieur de l’image et du Son/ Studio Ecole / ISIS/SE du Burkina Faso
1er prix « INCOMPRIS », Jaurès KOUKPEMEDJI, de l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA) du Bénin




Cinéma: TV5MONDE rompt avec le cinéaste burkinabè Tahirou Ouédraogo

La chaîne internationale francophone “ne diffusera pas +Le Trône+, exclut toute collaboration à venir avec Tahirou Ouedraogo, et se réserve le droit de le poursuivre en justice pour réparation des préjudices causés”, annonce-t-elle dans un communiqué, confirmant l’annonce faite à l’AFP vendredi par sa directrice adjointe des programmes Marjorie Vella.

C’est lors du tournage de cette série en 2017 que M. Ouedraogo avait lacéré le visage de la comédienne et réalisatrice Azata Soro avec un tesson de bouteille, la laissant balafrée.

TV5MONDE avait préacheté la série et devait la diffuser à partir de fin mars, précise-t-elle.

De plus, TV5MONDE “exige de la direction du Fespaco qu’elle retire la série +Le Trône+ de la compétition”, où elle figurait dans la section série du 26e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

La révélation publique lors du Fespaco des agressions dont ont été victimes Azata Soro et l’actrice française Nadège Beausson-Diagne, qui ont volontairement témoigné pour briser le silence sur le harcèlement sexuel dans le cinéma africain, a provoqué un scandale, dans la lignée des mouvements #MeToo et #Balancetonporc.

Une pétition a été mise en ligne jeudi soir pour exiger l’exclusion du Fespaco de la série “Le Trône”, à l’initiative des collectifs de femmes “Cinéastes non-alignées” et “Noire n’est pas mon métier”.

 TV5 Monde




L’ ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne chez le ministre Sango

Son Excellence Ingo Herbert, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Burkina Faso a été reçu en audience ce mardi 19 février 2019, par le Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango. Le diplomate était accompagné de Caroline Cristgao, Directrice de l’institut Goethe de Ouagadougou. La coopération dans le domaine de la culture et du tourisme était au centre des échanges entre les deux personnalités. Son excellence a informé le Ministre Sango de la visite du Ministre allemand des Affaires étrangères à Ouagadougou, très bientôt, dans le cadre du FESPACO 2019.
Ingo Herbert a aussi exprimé la solidarité de son pays au Burkina Faso qui vit une situation sécuritaire affecté par le terrorisme et assure la présidence du G5 Sahel.




Bilan du Ministre Abdoul Karim Sango: Un an d’inertie, une gestion médiocre imbue d’arrogance et d’irresponsabilités sans impacts selon la CORA/BF

Il ya de cela trois ans que la CORA/BF attirait l’attention des politiques sur la qualité mentale des hommes à nommer dans des postes de responsabilités comme les ministères et les institutions. Elle faisait cas aussi d’infestation du Burkina Faso par des complexés, qui sapaient le processus de développement de notre pays. 

Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, 
La dynamique enclenchée par la CORA/BF dans le désenclavement des mentalités et le réchauffement de la fierté nationale a heurté la sensibilité des Burkinabè qui ont honte de leur culture et mal à leur fierté. Tout Burkinabè qui a honte de son village, de sa culture ne peut contribuer à la construction efficiente de son pays. 
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, 
La CORA/BF a été profondément choquée et attristée par les déclarations empreint d’insultes, de contre vérités, d’ignorance et d’arrogance du Ministre Abdoul Karim SANGO lors de sa conférence de presse bilan de son action à la tête du Ministère.
Le Ministre SANGO a voulu divertir l’opinion publique afin de voiler son bilan largement négatif à la tête du Ministère. Ce Ministère laissé dynamique en février 2018 avec des résultats concrets palpables sur le terrain a été vite assombri par l’inertie, le tâtonnement et la médiocrité.
La CORA/BF a d’ailleurs vite attiré son attention dès le mois de mai sur la morosité ambiante et les grandes préoccupations du monde de la musique à travers 3 correspondances et 4 déclarations respectivement publiées en mai, en juin, en octobre 2018 et en janvier 2019.
La qualité de la musique Burkinabè est un vieux débat que seuls les mentalement inferieur trouvent et continuent de nos jours à chanter pour cacher leur manque de fierté nationale.
La CORA/BF trouve inadmissible et irresponsable que le Ministre SANGO continue à se maintenir à la tête du Ministère malgré les résultats décevants enregistrés en une année. Il ne peut alors dire à des acteurs dont il ignore les qualités, de changer de métier parce que d’autres ont manifesté contre son inaction à la tête du Ministère. 
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, 
Dans nos correspondances adressées au Ministre SANGO et reprises par les déclarations de juin 2018 et de janvier 2019 nous avons exigé la relecture de l’arrêté 01-054/ MAC/SG/BBDA du 20 mars 2000 porteur de coefficients inexplicables, en déphasage avec nos réalités et causent en partie de la chute drastiques des droits de diffusion au BBDA dans l’ordre de 15 à 50% pour prés de 80% des artistes musiciens (au vue de nos statistiques) malgré l’annonce de l’augmentation globale. Les conséquences de l’application de cet arrêté et l’envolé des frais de gestion du BBDA à 49% en 2018 pèsent énormément sur les artistes musiciens. En réaction à cette préoccupation le Ministre SANGO nous a fais parvenir une correspondance erroné sans capacité d’analyse étalant ainsi toute son ignorance du monde de la musique et son manque de volonté à s’instruire.
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, 
Les multiplications des festivals et des animations feront croire aux esprits non avertit des questions du monde de la culture à une ébullition du monde culturel et de la musique. Certes sur le fait d’ébullition c’est vraie mais économiquement fade pour la plupart des artistes car très peu d’artistes bénéficient d’un cachet conséquent. Les promoteurs de ces festivals organisent en général leur événement grâce à la générosité de mécènes asphyxiés par une forte demande. Le peu de financement acquis est à plus de 90% consacré à la location de la logistique et autres frais liés à l’organisation comme le transport, la restauration, l’hébergement, etc. 
Les sponsors sous sponsorisent aussi les événements Burkinabè et offre plus d’égard aux événements impliquant des artistes étrangers d’où tout l’intérêt d’une réglementation du sponsoring. 
Le Ministre SANGO au lieu de passer à l’analyse de cette situation et à trouver des solutions pour rendre dynamique ce secteur d’activité culturel et encourager les acteurs, il les a plutôt traité d’escrocs pour décourager les mécènes et les rares sponsors qui continuent à soutenir le secteur au bénéfice de tout le Burkina Faso . 
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes
La paupérisation du monde de la musique s’accentue aussi par les misérables cachets que certaines administrations publiques paient aux artistes. Le comble est que certaines administrations publiques se jouent de l’article 14 de la constitution en prenant l’argent public pour organiser des événements où elles ne paient que des artistes étrangers.
Au delà de ces problèmes, le Ministère de la culture n’a jamais porté un projet structurant capable de mettre en branle l’économie de toute la filière.
Si le gouvernement dit vouloir faire du secteur de la culture notamment la filière musicale un secteur professionnalisé et porteur d’emplois et de devise il ne doit en aucun cas accepter payer des cachets de misère au risque de saper cette ambition. La CORA/BF trouve alors pertinent cette question d’adoption de cachets minimaux pour les activités de l’état.
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes,
La CORA/BF trouve aberrant ces déclarations outrageantes du Ministre de la culture qui semble avoir accepté ce poste pour améliorer son CV, que par ambition de travailler pour le Burkina Faso.
Vu les résultats décevant de son action et son manque de considération pour les acteurs, il était opportun qu’il dépose sa démission pour incapacité à trouver des solutions pour les préoccupations du monde de la culture. 
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, très chers artistes
Conjuguons ensemble les efforts pour un nouveau Burkina fier de ses artistes, de sa culture et débarrassé du complexe d’infériorité d’une certaine catégorie de sa jeunesse aux mentalités importées.
Peuple du Burkina Faso, Très chers patriotes, 
La CORA/BF interpelle son excellence Monsieur le Premier Ministre Christophe Dabiré et le demande de tirer les conséquences de telles actes qui n’honorent pas et qui ternie l’image du Burkina Faso.
La CORA/BF invite de le Ministre SANGO à s’abreuver de la sagesse, du patriotisme, de l’intelligence et de la fierté nationale des grandes personnalités comme Mahamoudou OUEDRAOGO, Tahirou BARRY, Yssouf COMPAORE, Martin ZONGO, Prosper COMPAORE .
On ne peut pas se construire avec la culture de l’autre ; rêvons d’une culture Burkinabè capable d’apporter des emplois fiables, de contribuer à l’économie nationale et puissante pour se hisser dans le concert des cultures planétaires.

CORA/BF, Améliorer et maintenant




Art et culture: Marly G, le médecin qui chante N’dolo

Doc’Rimeurs, c’est ce groupe d’étudiants en médécine que nous avions rencontré à l’occasion de la conférence sur la paludisme qu’ils avaient tenu l’année dernière à Saaba. Aujourd’hui, c’est Marly G, le lead vocal du groupe, qui vient à nous. Il s’agit pour lui de nous présenter son dernier cru “N’dolo” et d’annoncer son album qui sortira bientôt. Voici l’intégrale de l’interview.

Radio Burkindi:  Bonjour Gael, comment tu vas?

Marly G:On ne se plaint pas trop, on est toujours dans le combat perpétuel de la vie.

R.B: A l’état civil, comment tu t’appelles?

M.G:: C’est pareil. C’est Coumba Marly Gael, j’aime toujours embêter mes amis en leur disant de prononcer le G en anglais, ça fait plus soft.

R.B: Une question, est-ce que Marly G est très croyant?

M.G:: Très exact, je suis très croyant, et ce depuis le bas âge; c’est la famille, c’est ainsi. Il faut dire que je commence à chanter à l’église, dans les chorales et j’ai ensuite décidé de voler de mes propres ailes.

R.B: Marly G est-il un artiste gospel?

M.G:: Je suis tenté de dire oui et non à la fois, car il est vrai que je n’ai pas encore mis sur le marché un titre du genre.

R.B: Quelle est ton actualité du moment?

M.G:: Mon actualité en ce moment est la sortie de mon premier single intitulé N’dolo. C’est en langue douala du cameroun et cela signifie “amour”.

R.B: Qu’est-ce qui t’a inspiré? C’est une histoire vécue?

M.G:: C’est tiré du quotidien, c’est la vie. Ca parle d’amour, ça résume une rencontre et une décision finale prise par deux êtres; on se rencontre on fait face à plein de difficultés, aux commérages et aux ragots, mais en fin de compte l’amour triomphe. C’est cela. Le son est tiré d’une expérience personnelle. Il faut dire qu’il a été composé depuis deux ans maintenant.

R.B: Y a t-il une collaboration dans cette chanson?

M.G:: Non, j’y suis allé en solo. Nous avons déjà un groupe, mais j’ai décidé de faire cette chanson seul.

R.B: Dans quelles conditions le titre a t-il été enregistré?

MG: La chanson a été enregistrée dans des conditions assez difficiles, il faut le dire. D’abord, ma profession (médecin, ndlr) ne me permettait pas de me consacrer vraiment à l’activité, qui nécessite, il faut bien le dire, du temps et surtout de l’implication. Il fallait jongler entre l’hôpital et le studio. Ensuite, il y a le groupe Doc’ Rimeurs dont je suis le leader vocal, et qu’il faut porter…Enfin, cela n’a pas été facile de trouver le bon studio, car je suis vraiment pointilleux en matière de qualité sonore, de bon studio. Une fois que j’ai décidé du choix du studio, cela a pris 10 mois pour enregistré le seul morceau.

R.B: Quel est le retour que tu attends de ce son?

M.G:: J’attends de ce son un retour positif de mes fans, de ceux qui sont tendres envers le R’nB qui est malheureusement en train de chuter. Disons que je suis un “lover” et mes thèmes tournent autour de l’amour essentiellement.

R.B: Y a t-il d’autres thèmes que tu abordes dans l’album qui est en préparation?

M.G:: Oui, je parle également de la vie, des difficultés et de la persévérance, sans que pour autant ils ne se détachent vraiment du thème central de l’amour.

R.B: Parle nous de l’album qui va sortir!

M.G:: L’album sortira si tout se passe bien en fin d’année 2019. J’aime bien faire les choses et ne pas me presser, car mon premier single m’a pris 10 mois; J’ai même déjà enregistré une seconde chanson intitulée “Réflexion” que j’ai encore conduite seul.

R.B: Tu nous a signalé que ta profession te prenait beaucoup de temps, peux tu nous éclairer davantage?

M.G:: Je suis médécin généraliste, depuis peu je viens de recevoir un coup de fil qui m’a informé que j’étais désormais DES en gynécologie-obstétrique.

R.B: Toutes nos félicitations!

M.G:: Merci.

R.B: L’album sort en fin 2019, d’ici à là est-ce qu’il y a des actions au programme en terme de communication?

M.G:: Oui, nous avons déjà un planning détaillé, des invitations déjà en cours, mais il faut dire que je mets également un point d’honneur à ce que les activités de notre groupe Doc’ Rimeurs ne soient pas mises en second plan. Donc nous priorisons celles du groupe d’abord.

R.B: Un mot à l’endroit de tes fans?

M.G: Mon mot de fin est pour les fans et pour tous les amoureux de musique qui font dans un autre métier. Il est difficile d’accepter et de concevoir qu’un médécin fasse de la musique. Mais vous savez, on aura beau étouffer nos talents, cela remonte toujours à la surface. Donc, ne jamais laisser ce pour quoi vous êtes fait.

Merci à tous pour le soutien et à Radio Burkindi. On est ensemble!

(Interview réalisée en décembre 2018)