« Avant dans notre Showbiz il y’avait de l’entraide mais aujourd’hui c’est le contraire » Petit jésus

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Il est l’un des premiers organisateurs d’événement au Burkina Faso avant de décrocher à un certain moment. Dans cet entretien qu’il nous a accordé celui qui se fait appeler Petit Jésus revient sur son parcours et donne sa comparaison du showbiz de maintenant et celui d’avant.

Radio Burkindi (R B) : Parlez- nous de vous…

Petit Jésus (PJ) : A l’état civile c’est Poda Romuald Pascal, je suis un artiste musicien et mon nom d’artiste est ‘’petit jésus’’. Je suis également chef d’entreprise, je possède une société de gardiennage.

Parlez- nous de votre parcours

Les anciens le savent, les nouveaux peut-être pas. Je fais partie des tous premiers dans le milieu du showbiz, nous ont « faisaient les artistes ». À l’époque, ont faisaient venir des artistes au Burkina et on envoyait  nos artistes à l’extérieur.

Des artistes comme George Ouédraogo, Amadou Balake ’’paix à leurs âmes’’, Idak et bien d’autres ont joués sur mes plateaux. Plusieurs personnes peuvent témoigner tel que Ismaël Koné, Evariste Combary.

Mais moi j’ai rapidement raccroché. En son temps notre showbiz était vraiment différent de celui d’aujourd’hui.

Pouvez- vous nous expliquer ?

Avant entre promoteurs, lorsque l’un d’entre nous avait une activité, ont se regroupaient pour appuyer ce dernier pour que son activité ait du succès et personne d’autre n’avait le droit d’organiser une autre activité à la même date, pour cela il fallait que l’organisateur nous tiennent informer pour que s’il Ya des programmations en cours dans la même période, ces personnes- la puissent  décaler la date.

Aujourd’hui malheureusement lorsqu’ ‘un promoteur à un évènement à une date donnée, un autre promoteur va s’arranger pour programmer un spectacle à la même date. On peut donc se retrouver avec  4 à 5 activités au même moment.  Exemple un concert à la maison du peuple, un concert au CENESA, à jean pierre Guingane, ou au Reemdogo. Malheureusement chez certain ça marche, chez d’autres non, et ces derniers diront qu’aujourd’hui c’est des licences qu’on prend et il faut donc rentabiliser.

De faiseur de stars à musicien, dites-nous comment vous en êtes arrivé là ?

Pour moi la musique est une passion qui est née lorsque j’étais dans la chorale ’’notre dame des apôtres ’’de la patte d’oie en tant que Ténor. C’est comme cela que j’ai décidé de me lancer dans la musique.

Quel bilan pouvez-vous faire de votre carrière ?

Pour quelqu’un pour qui la musique est une passion, je pense que le bilan est positif mais. Si c’était la recherche de gain, comme tout le monde c’est une autre histoire. Lorsque « ton nom ne prend pas », comme nous le disons dans le milieu, ou ce n’est pas joué dans les spectacles pour que tes droits de BBDA montent, ce n’est pas évident. Le bilan pour moi est positif car je l’ai d’abord fait pour me faire plaisir, par passion .Néanmoins je travaillerais encore plus dans les albums à venir par ce que je pense que je ne suis pas encore arrivé au stade d’être appelé artiste surtout pour quelqu’un qui connait bien le milieu.  En plus je n’ai pas encore atteint les objectifs que je me suis fixé.

Dans votre premier album sorti en 2017, vous avez beaucoup mis l’accent sur la vie de couple, dite nous pourquoi la vie de couple ?

La vie de couple par ce que c’est un constat. Puisque nous en parlons, je vous invite donc à visiter les lieux de cultes à savoir : les églises, les mosquées… Moi je l’ai fait et je voyais la jeunesse qui se mariait sur la base de l’émotion, les coups de foudre, l’attirance.

Moi à chaque fois, la question que je leurs posaient était : as-tu bien réfléchi ? Par ce que pour moi le mariage va au-delà de tout ça, on ne se mari pas pour ces raisons car les décisions que nous prenons aujourd’hui peuvent avoir des conséquences plus tard sur le couple, d’où le nombre grandissant de cas de divorces dans nos sociétés. Pour moi parler de la vie de couple est ma façon à moi d’interpeller la jeunesse, de la sensibiliser.

Quels sont vos projets pour l’année 2019 ?

Pour cette nouvelle année, disons que je suis en pleine préparation pour la sortie de mes doubles albums pour fin 2019.

Je suis également promoteur de festival, à cet effet je suis aussi dans les préparatifs de mon festival qui aura lieu dans les mois à venir. Festival des ‘’arts du sud-ouest ‘’ qui se tiendra du 30 avril au 5 mai au sud-ouest, chef-lieu Gaoua et dans les  autres provinces.

Un mot de fin à l’endroit de vos fans…

Merci à tous ceux qui ont cru en moi, merci à tous ceux qui m’ont soutenu et qui me soutiennent toujours. Je suis ouvert aux critiques, qu’ils n’hésitent pas.

Aicha Compaoré.

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